Publié le Dimanche 16 Octobre 2011 à

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P1: Huberte et Léonard Ernst suivent René depuis 30 ans

Patrick GODARD

Agriculteurs durant de nombreuses années dans les Fourons, Léonard Ernst et Huberte Debougnoux ont 3 fils. Dont le cadet René, qui joue toujours en équipe 1 à Dison (P1) à 37 ans. Ils le suivent toutes les semaines.
 (Crédit: Lambert)

(Crédit: Lambert)

Pas mal de parents suivent leur rejeton chaque week-end, mais des acharnés comme les Ernst, il y en a moins quand même.

Les parents de René Ernst, qui évolue au Stade Disonais, sont des fervents, sont joviaux et toujours fidèles au poste.

Léonard (71 ans), le papa, n’hésitait pas à dire. “ Vous savez, le dimanche, c’est un jour de fête pour nous. Il nous arrive parfois d’arriver au match avant... René! On aime bien être tôt, boire un verre, parler du match, des blessés, de l’adversaire. René, en plus, aime s’attarder après le match dans le vestiaire. Tant et si bien qu’il nous arrive, aussi, de ne pas le voir car nous restons environ une petite heure après la rencontre. On ne s’attarde jamais.

Voilà 30 ans que Léonard et Huberte suivent l’attaquant actuel du Stade Disonais. Et puis, après le match du dimanche, il arrive très souvent que le fils ou le père sonne à l’autre pour l’analyse d’après-match. C’est un véritable rituel.

Huberte, la maman, a aussi sa tâche puisqu’elle se charge de remplir les classeurs avec tous les articles de presse du benjamin de la famille. On en dénombre 4 actuellement! Léonard en a vu des stades, des matches, des joies et des peines. Il se rappelle très bien de l’arrivée de René à Aubel alors qu’il venait de quitter le club de Remersdael. “ C’était un pas en avant car il y avait des provinciaux à Aubel ”, signalait le patriarche.

Puis René a joué en promotion à Aubel, Battice et Malmedy. “ C’était très rare lorsque je manquais un match, mais à l’époque je travaillais aussi le dimanche après-midi à la laiterie de Hombourg et parfois, je ne savais pas m’arranger. J’ai ainsi manqué ce fameux match d’Aubel à Jupille où la presse titrait le “ Roi René ”, pour justifier le fabuleux match qu’il avait effectué.

Léonard se souvenait aussi que René aurait pu rejoindre les rangs de Neeroeteren (Limbourg), mais les chemins étaient trop longs.

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