Publié le Mercredi 8 Février 2012 à

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Le "voleur" des muffins périmés veut une concertation sur le gaspillage

Rédaction en ligne

Steven De Geynst, ce quinquagénaire de Tamise (Flandre) acquitté pour vol de deux paquets de muffins périmés dans un conteneur à déchets d’un supermarché, veut entamer une concertation avec les grandes surfaces afin d’éviter le gaspillage de nourriture.
Photo News

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“Je suis satisfait de mon acquittement et j’espère que cet arrêt contribuera à faire sortir de l’illégalité le tri dans les conteneurs (dumpster diving)”, estime-t-il.

Le 22 mars 2010, M. De Geynst avait sorti deux paquets de muffins périmés d’un conteneur à déchets situé sur un parking d’un GB à Rupelmonde. Le tribunal correctionnel de Termonde avait condamné l’individu à six mois de prison avec sursis, mais la cour d’appel de Gand l’a acquitté car il n’y avait pas d’intention frauduleuse.

Pendant sept ans, le quinquagénaire avait un accord verbal avec le gérant du supermarché, qui l’autorisait à prendre certains produits.

“La cour a apparemment tenu compte du fait que j’avais engagé un dialogue avec le propriétaire en vue de récupérer des produits jetés.

Il est clair que chacun doit s’adresser aux supermarchés et trouver des accords sur la marchandise jetée. J’espère que la problématique restera au centre de l’attention et que cet arrêt fera sortir le tri dans les conteneurs de l’illégalité.” La fédération du commerce et des services, Comeos, est pour sa part assez déçue de l’arrêt rendu par la cour d’appel. “L’homme n’a en aucun moment été en mesure de déterminer pourquoi des surplus de nourriture arrivaient dans un conteneur. Il a mis cette nourriture en circulation, sans aucune conscience de la conséquence de tels actes”, estime Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos.

“Par cet arrêt, les commerçants vont devoir sécuriser encore un peu plus leurs conteneurs. C’est tout de même hallucinant que des investissements supplémentaires doivent être effectués pour mettre en lieu sûr de la nourriture qui ne peut plus être consommée”, poursuit la fédération.

“Les commerçants offrent chaque année l’équivalent de deux millions de repas aux banques alimentaires”, détaille M. Michel. “Quand la nourriture ne peut plus être proposée à la vente, elle est détruite.

Nous ne pouvons donner aucune autorisation en raison de la sécurité alimentaire: chacun à droit à une nourriture sûre. C’est bien pour cela que les supermarchés collaborent avec les banques alimentaires.

La nourriture que celles-ci reçoivent des commerçants doit être transportée et conservée de manière sûre. Il est hors de question que les Banques alimentaires reçoivent de la nourriture de gens qui font le tri dans les conteneurs”, conclut-il.

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