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Reprise ce lundi du procès de Richard Fournaux

L’affaire Fournaux reprend ce lundi six février, après plusieurs mois d’attente et beaucoup de rebondissements. Les prémices du dossier “casino de Dinant” remontent à 1995. C’est à cette époque que Richard Fournaux est devenu bourgmestre.

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Publié le Jeudi 2 Février 2012 à 16h29

Pendant deux ans, la Ville de Dinant a demandé à ses concessionnaires, la famille Mantia, d’investir avec elle dans la création d’un nouvel établissement de jeu, car le casino actuel ne rapporte pas assez. Au fur et à mesure que les relations se sont compliquées avec les Mantia, le groupe Accor est entré dans la partie, pour finalement être désigné comme nouveau concessionnaire en 1999, après une procédure d’appels d’offres.

Celle-ci est largement contestée par les Mantia qui ont déposé une plainte pour corruption à Bruxelles. L’hôtel de Ville de Dinant a été perquisitionné et Richard Fournaux inculpé de corruption passive.

Après cinq ans d’instruction, le dossier est revenu à Dinant et les préventions ont été requalifiées. Fini la corruption passive, on lui reproche désormais des faux, usage de faux et trafic d’influence.

Mais alors que le procès venait tout juste de commencer, celui-ci s’est enlisé dans plusieurs procédures. Richard Fournaux a demandé la récusation de la juge Christine Julien. Celle-ci aurait tenu en public des propos malintentionnés à son encontre lors de différents événements.

Après deux refus de récusation, c’est finalement la cour d’appel de Liège qui a tranché en septembre dernier. Celle-ci a légitimé la demande de la défense puisqu’elle avait des soupçons quant à la partialité de la présidente. Deux témoins ont été entendus pour appuyer cette demande. Suite à cela, le ministère public a estimé qu’il existait des présomptions pouvant étayer les précédents griefs formulés à l’égard de la juge Julien et révéler chez elle un défaut d’apparence d’impartialité.

Le 19 décembre 2011, le procès a repris ab initio, avec un tout nouveau siège. Celui-ci est désormais composé de Renaud Hauquier, le nouveau président dans cette affaire et des juges assesseurs : Valery Dewulf et Stéphanie Thirifays. Deux dates ont été retenues pour finaliser cette affaire. Le 6 février pour l’instruction d’audience et la plaidoirie de la partie civile, le 13 février pour les réquisitions et la défense.