Publié le Dimanche 29 Janvier 2012 à

Culture > Musique

Un Yéti tendre et attendrissant à la Rotonde

christophe van impe

Le Yéti, nouveau projet du Bruxellois Thierry De Brouwer, était à la Rotonde mercredi soir. L’occasion de présenter tout en douceur son très bel album “ L’animal en moi ”. Mais aussi de revenir, lors d’un rappel plein de nostalgie, sur ses années Melon Galia.
Le Yéti, nouveau projet de Thierry De Brouwer. DR

Le Yéti, nouveau projet de Thierry De Brouwer. DR

Le Yéti n’est pas qu’un abominable homme des neiges poilu jusqu’aux orteils et repoussant. C’est aussi un groupe bruxellois, tout en douceur et en subtilité. Derrière ce projet, on retrouve Thierry De Brouwer, porté disparu dans les médias depuis quelques années. Mais certains se souviennent certainement de lui comme du leader de Melon Galia, une des figures marquantes de la scène belge francophone de la fin des années 90. Produit par Craig Schumacher (Calexico et Jean-Louis Murat), l’album “ L’animal en moi ” est une très agréable surprise. On y retrouve une sonorité et des textes chers à Dominique A, et une voix qui n’est pas sans rappeler celle de Florent Marchet (notamment sur “ Pas dans les détails ”). Et ce Yéti, pas si abominable que ça, est sorti de sa tanière pour se produire, Mercredi soir, dans l’intimité de la Rotonde du Botanique. “ Semaine du son ” oblige, le groupe avait décidé de baisser d’un ton. Et c’est en traversant le public, tambourins en mains, que les membres sont montés sur scène. Et il y en avait du monde. On y retrouvait le groupe normal, mais aussi d’anciens membres de Melon Galia et Aidan, le chanteur folk irlandais qui avait assuré la première partie. Le concert débutait par “ La faune et la flore ”, avant d’enchaîner sur le très beau

“ Encore des histoires (d’amour) ”. Sur “ En ville ”, la moitié féminine du public était invitée à faire les choeurs. Les mecs, sauf les plus téméraires, en resteront là. Pas un morceau pour eux. Le rappel était inévitable. Tout le monde bouge de place, certains retournent en coulisses, on s’échange les instruments. Aurélie Muller à la basse et Samir Barris à la batterie, et c’est parti pour quelques incontournables morceaux de Melon Galia. Les chansons n’ont pas pris une ride et l’alternance des voix fait toujours mouche. Sympa et nostalgique, mais le Yéti n’avait même pas besoin de ça pour nous mettre dans sa poche...

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