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SHAPE: près de 500 emplois menacés par la restructuration

Un civil sur deux est concerné à Maisières. Ph.Belga

Un civil sur deux est concerné à Maisières. Ph.Belga

La restructuration au Shape continue d’angoisser le personnel civil, soit un millier de personnes sur le site de Maisières. L’atterrissage risque d’être difficile pour ces employés et ouvriers sans commission paritaire. L’accès à la prépension leur est refusé.

Rédaction en ligne

Publié le Mardi 21 Février 2012 à 10h00

Des licenciements secs, voilà ce qu’ils redoutent.

Hier, une délégation du personnel LWR, qui représente 270 travailleurs belges locaux, a redit l’inquiétude qui pèse sur les jobs civils. Les LWR s’occupent de l’entretien du site maisiérois: ils sont jardiniers, électriciens, informaticiens, pompiers... Ils ne sont pas les seuls à travailler sur la base. Fin 2010, l’Otan, soucieux de se recentrer sur sa mission militaire, a décidé que les pays hôtes géreraient financièrement les personnels locaux occupés sur la base. Les 270 LWR vont donc changer de statut et dépendre de l’État belge. La période d’austérité qui s’annonce n’est pas pour les rassurer.

Un tiers des LWR a plus de 55 ans. À défaut de commission paritaire, il n’y a pas d’accès à la prépension pour ces travailleurs âgés. Pas de plan social. Leur seule perspective, c’est le licenciement. Et que dire aux intérimaires, aux temporaires? Ils risquent tout simplement de ne pas être reconduits.