Publié le Mardi 22 Mai 2012 à

Culture > Cinéma

Cannes 2012: "Manger un hamburger, c'est barbare" déclare Brad Pitt

Au Festival de Cannes, Pierre Germay

La série des "Océans", "Troy", "Babel", "Inglorius Basterds", et "The tree of life", palme d’or l’an passé, on ne compte plus les participations de Brad Pitt au Festival de Cannes. Le revoici cette année en compétition dans le rôle d’un tueur à gages chargé de régulariser le milieu des tripots clandestins après le braquage de l’un d’eux, à l’affiche de "Killing Them Softly" du réalisateur américain, Andrew Dominik qui l’avait déjà dirigé dans "L’assassinat de Jesse James" en 2007.

AFP

Le look à la Björn Bork au temps de sa splendeur, barbichette naissante et cheveux longs comme son personnage, Brad Pitt est apparu pareil à lui-même: décontracté et souriant pour une conférence de presse au contenu politique: en effet, le film ne cesse de montrer en toile de fond images et son de déclarations du Président Obama.

 

Le cinéma semble ne plus être qu’une affaire de business aujourd’hui. Comment vivez-vous cela dans la crise économique actuelle ?

Brad Pitt: "La bataille et l’opposition entre l’art et l’argent ont toujours existé. Ce sont deux composantes dont on a besoin pour avancer en bonne symbiose. Il faut faire avec, c’est incontournable."

 

Avec les images de déclaration du président Obama, la politique est omniprésente dans le film. Comme avez-vous perçu cet aspect ?
Brad Pitt: "Les personnages ont des opinions politiques très tranchées dans un pays, les Etats-Unis, où la population est très divisée. Et ça, ça m’intéresse. Les Etats-Unis ont de multiples facettes : il y a énormément d’idées, d’imagination, de justice, d’idéaux qu’il faut protéger, surtout dans un aussi grand état."

 

Pourquoi tant d’insistance sur Obama ? C’est une forme d’engagement personnel ? Le film sortira-t-il avant les élections de novembre?
Brad Pitt: "Le film sortira vraisemblablement en septembre (NDLR : juste avant l‘élection présidentielle de novembre). Obama a suscité un grand espoir. Le soir de son élection, à Chicago, la soirée a été exceptionnelle. On en oublierait presque les problèmes réels. Mais c’est de plus en plus comme ça."

 

La violence est très présente dans le film. Vous êtes père de famille, comment vivez-vous cela ?
Brad Pitt: "La violence fait partie du monde des gangsters, c’est accepté dans ce monde-là. Je préfère jouer un tel personnage plutôt qu’un personnage raciste. Mon personnage, il fait son job, doucement. C’est un peu comme son business qu’il exerce sans pitié comme ça se passe dans bien d’autres business. Il faut en accepter les conditions qui sont connues. C’est donc finalement un peu comme une métaphore."

La violence dans le monde des gangsters, certes. Mais dans la société en général ?
Brad Pitt: "Quand j’étais jeune, j’allais à la chasse. Aujourd’hui, manger un hamburger, c’est barbare. On vit dans un monde de violence. On peut toujours imaginer de montrer cette violence sous l’angle du romantisme. Mais il faut la montrer."
 

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