Publié le Jeudi 24 Mai 2012 à

Culture > Cinéma

"Paperboy" de Lee Daniels: la sensualité crue de Nicole Kidman

Au Festival de Cannes, Pierre Germay

Immortalisée dans la comédie musicale "Moulin Rouge !" de Baz Luhrmann en 2001 (Oscar de la meilleure actrice), Nicole Kidman est de retour à Cannes à l’affiche de "Paperboy" du réalisateur noir américain Lee Daniels découvert avec "Precious" en 2009.

Belga/AFP

En lançant deux journalistes dans une enquête sur un détenu condamné à tort selon eux, Lee Daniels aborde le problème du racisme toujours bien réel dans le sud des Etats-Unis (« Dans les années 80, mes parents ont été domestiques dans une famille de blancs »). L’autre composante du film étant les relations sexuelles parfois très crues entre ses personnages. Ce qui n’empêche un zeste d’humour bienvenu ici ou là.

Dans ce contexte, Nicole Kidman offre toute sa sensualité au personnage d’une femme qui écrit des lettres aux prisonniers et tombe amoureuse de celui que les deux journalistes tentent de faire libérer.

La robe rouge écarlate et les cheveux tirés en arrière à la conférence de presse, Nicole Kidman a notamment dû jouer une scène de simulation d’orgasme au parloir de la prison…

 

Comment avez-vous abordé cette scène avec John Cusack ?

Nicole Kidman : "John et moi, nous ne nous étions jamais rencontrés avant cette scène, on ne se connaissait pas. On s’est donc vu pour la première fois pour tourner cette scène-là. Je joue un personnage très cru confronté à des situations dangereuses. Il a fallu que je m’adapte. Je n’ai pas voulu me voir après cette scène. Je regarde pas les rushs et je ne vois pas mes films."

Comment avez-vous façonné votre personnage  ?

N.K. : "Comme il n’y avait pas d’argent, Lee Daniels m’a dit queje devais choisir moi-même ma coupe de cheveux. Alors, je suis allée dans ma salle de bains, j’ai enlevé tout mon maquillage, mis de faux cils et posé une perruque. Puis j’ai pris des photos que j’ai envoyées à Lee, tout simplement ! Mes chaussures blanches, je les ai d’abord abimées ! Et une fois le tournage commencé, je ne suis jamais sortie de mon personnage."

Vous avez aussi une scène chaude avec Zac Efron, la star montante du cinéma hollywoodien ?

N.K. : "J’étais impressionnée par la façon dont il s’est jeté dans son personnage, c’était dangereux. Avec Lee, le travail à trois a été fabuleux. Et puis, mon personnage avait quelque chose de protecteur vis-à-vis de Zac : elle est très dure avec lui mais c‘est pour son bien, elle l’oblige à partir pour ne pas l’empêcher de vivre sa vie."

De manière générale, comment choisissez-vous et préparez-vous vos rôles ?

N.K. : "J'essaie d’être proche du réalisateur pour comprendre ceb qu’il attend de moi. Je m’efforce ensuite de me laisser aller et de ne pas juger mon personnage par rapport à mes propres sentiments. Je recherche les contrastes et la diversité. Je suis née quelque part mais j’ai toujours l’envie de découvrir d’autres endroits, d’autres univers. Je ne veux pas être étiquetée. Dès que je ne pourrai plus continuer ainsi, j’arrêterai."

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