Publié le Mercredi 30 Mai 2012 à

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Le taux de couverture des dépenses de la STIB a atteint 55,26% en 2011

Rédaction en ligne

Le taux de couverture des dépenses de fonctionnement de la STIB par ses propres recettes a atteint en 2011 55,26%, ce qui représente une nouvelle hausse par rapport à 2010, s’est félicité le CEO ad interim Kris Lauwers lors de la présentation des résultats.
Kris Lauwers lors de la présentation des résultats annuels. (B.)

Kris Lauwers lors de la présentation des résultats annuels. (B.)

“La dotation du gouvernement bruxellois couvre moins de 45% (des dépenses) alors que dans le temps elle couvrait 70%”, a-t-il ajouté.

En 2011, la STIB a transporté quelque 329,9 millions de voyageurs, ce qui constitue une hausse de 18,3 millions de passagers par rapport à 2010 (+5,9%). Cette croissance dépasse les objectifs fixés par le contrat de gestion de l’entreprise.

Les recettes liées au trafic en 2011 s’élèvent à 233,38 millions d’euros. Elles ont augmenté de 6,1% par rapport à l’année précédente.

“La différence entre la croissance des recettes et du nombre de voyageurs s’établit à 1,1%, soit est en deçà de l’inflation”, a commenté le CEO ad interim de la STIB.

Depuis quatre ans, le taux de couverture des dépenses de fonctionnement de la STIB par ses recettes propres dépasse le seuil symbolique des 50%. Il était de 55,26% en 2011 contre 52,96% en 2010.

Il y a dix ans, la Région bruxelloise intervenait dans le financement du ticket ‘STIB’ à hauteur de 1,5 euro, contre 0,75 euro actuellement. La dotation du gouvernement ne diminue pas pour autant mais la diminution de la part régionale s’explique par la croissance du nombre de voyageurs, a précisé M. Lauwers.

En 2011, la STIB a bénéficié d’une dotation de fonctionnement de la part de la Région bruxelloise à hauteur de 218,971 millions euros.

Les recettes directes liées au trafic s’élèvent à 175,3 millions et la dotation pour tarifs préférentiels (recettes indirectes du trafic) à 58,1 millions d’euros.

La STIB s’est fixé pour objectif de transporter 21% de voyageurs supplémentaires d’ici 2016 par rapport à 2011. Le projet d’automatisation du métro bruxellois n’est pas tant de réduire l’attente des voyageurs que d’augmenter la capacité de transport du réseau, a indiqué Kris Lauwers.

Pour répondre à cette croissance, la STIB devra trouver de nouveaux moyens financiers. Pour le CEO ad interim de la STIB, celle-ci peut encore améliorer son efficience. Il propose de revoir aussi à l’avenir les tarifs et de trouver des financements via la publicité. Par rapport au financement public, M. Lauwers a souligné que le fonds Beliris (fédéral) n’était pas illimité. Il se montre partisan d’une “taxe kilométrique”, devant permettre un meilleur financement du transport public mais aussi d’attirer de nouveaux voyageurs.

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