Le Collège de Quevy “ punit ” un élève de 10 ans : Camille Dieu a “la conscience tranquille ”
Rédaction en ligne
(NEWS)
Les parents du jeune D., un élève de 10 ans, n’ont pas apprécié que leur enfant soit convoqué, avec ses petits camarades devant le Collège après qu’il ait participé à l’agression d’un autre élève. Ils ont introduit un recours, qu’ils ont perdu. Échevine de l’enseignement à l’époque des faits, Camille Dieu nous a livré son point de vue sur cette affaire aux proportions démesurées.
“ La maman de l’élève malmené nous a rendu un certificat médical attestant de l’étranglement. Elle souhaitait que les écoliers soient exclus. Mais nous ne l’avons pas fait. Étant donné que les examens approchaient et que nous ne voulions pas hypothéquer leur scolarité, nous avons décidé d’attendre, et d’organiser une rencontre avec les parents et leurs enfants, à l’issue de laquelle, nous avons pris la décision de donner aux élèves un petit devoir de vacances qui leur permettrait de réfléchir à la portée de leurs actes. Les autres familles étaient tout à fait d’accord là dessus. Le “ meneur ” a d’ailleurs pris cela à cœur et a écrit des lignes très émouvantes. Mais les parents de D., eux, ne l’ont pas accepté, parce qu’ils considèrent que leur enfant est “ parfait ”et ils sont venus avec leur avocat. ”
>D’un point de vue extérieur, il peut toutefois apparaître exceptionnel qu’un Collège se mêle de disputes de cour d’école.
Ce n’était pas qu’une dispute! Si un PO ne peut plus convoquer des parents pour des faits aussi sérieux alors que nous sommes l’autorité pédagogique, où va-t-on?! Nous ne pouvions pas laisser s’installer un climat de violence dans notre école.
>Avec du recul, tout cela n’a-t-il pas pris une ampleur démesurée?
Qui a introduit un recours?! Certainement pas la commune. Ce sont les parents! Je ne comprends d’ailleurs pas comment ils peuvent encore soutenir leur enfant dans un cas pareil. Quoi qu’il en soit, les magistrats nous ont donné raison. Que les parents aillent à l’Europe, s’ils le souhaitent! En ce qui me concerne, cette affaire est terminée et j’ai la conscience tranquille.






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