Wallonie picarde: nos villages ne deviendront pas des réserves d'indens
Rédaction en ligne
Nos villages sont une richesse, ne les transformons pas en musées (B.LIBERT)
C’est un projet qui avance discrètement: fin 2011, les élus locaux ont été sollicités pour définir des “ noyaux d’habitat ”, sans savoir pourquoi, et sans cadre précis.
Et voilà qu’aujourd’hui, le ministre Henri évoque les noyaux d’habitat comme étant des entités définies, sans qu’il n’y ait eu de consultation des élus, ni même de la CCATM (commission consultative de l’Aménagement du territoire et de la mobilité).
Pour l’instant, on ne connaît pas le projet en détail, et les bourgmestres de Wallonie picarde ne sont pas tous au courant du projet. Mais, il s’agit de diffuser les subventions (logement, énergie par exemple) en priorité à ce qui est considéré comme un “ noyau d’habitat ”. Pour définir un “ noyau d’habitat ”, le ministre Henri veut se baser sur des éléments tels que l’importance des transports en commun. Or, ceux-ci se font rares dans les zones rurales, où les habitants qui voient passer cinq bus par jour peuvent s’estimer privilégies.
“ Nous devons faire face à des suppressions de lignes de bus, par exemple à Evregnies, il n’y a qu’un seul bus par jour, et il ne passe même pas dans le centre ville. On supprime aussi les gares comme à Néchin ou Leers, certaines lignes de train, et comme on n’a plus ces transports en commun, on n’aura pas non plus de subventions pour le logement! C’est un peu une double peine pour les habitants des zones rurales ”, résume Daniel Senesael, le bourgmestre d’Estaimpuis, qui est aussi l’un des seize signataires de la carte blanche, cette lettre ouverte au ministre Henri, publiée lundi.
Nos élus réclament des consultations pour étudier la question avec les personnes concernées, c’est-à-dire pratiquer la démocratie directe dont on nous vante les mérites, et ils ont été suivis par le ministre cdH de la ruralité, Carlo Di Antonio.
La suite dans notre édition de mercredi. ceridwen roche





