Publié le Mercredi 20 Juin 2012 à

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Mons est la pire des villes belges, selon les commerçants

Rédaction en ligne

Les commerçants sont en général peu satisfaits des politiques menées en matière de mobilité, de sécurité, de fiscalité, de dynamique commerciale et d’emploi dans les 15 plus grandes villes du pays. Classement en queue duquel se trouve... Mons
La rue de Nimy... hier.

La rue de Nimy... hier.

Les commerçants sont en général peu satisfaits des politiques menées en matière de mobilité, de sécurité, de fiscalité, de dynamique commerciale et d’emploi dans les 15 plus grandes villes du pays, ressort-il d’une enquête menée auprès de commerçants par Comeos, la fédération du commerce et des services, à quelques mois des élections communales.

Avec 55%, c’est Tournai qui obtient les meilleurs résultats, suivie de Hasselt (54,9%) et Genk (54,4%). Louvain (51,9%), Ostende (51,6%), Charleroi (51,5%), Liège (51,4%), Malines (50,7%), Namur (50,1%) et Bruges (50%) se situent autour de la moitié tandis qu’Anvers (49,8%), Gand (49,6%), Bruxelles (49,5%), Courtrai (49,5%) et Mons (49%) sont “en échec”.

Parmi les griefs, la pression fiscale est notamment considérée comme beaucoup trop lourde, Comeos relevant jusqu’à plus de 14 taxes locales différentes. “Les commerçants sont utilisés comme des vaches à lait par des administrations locales”, déplore Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos, tout en demandant une réduction du nombre de taxes locales et leur harmonisation.

Les commerçants ne sont guère plus satisfaits des possibilités de rénovation et d’innovation offertes dans les villes, notamment à Bruxelles et Anvers, où “il est très difficile de développer de nouveaux projets”.

Enfin, concernant la sécurité, les commerçants se montrent indulgents dans leur jugement car ils comprennent que les autorités locales sont dépassées par les problèmes, souligne Comeos. La fédération demande toutefois de lutter contre l’impunité.

La fédération du commerce et des services, qui estime “qu’il est encore trop peu tenu compte des souhaits et aspirations des commerçants”, espère enfin que les administrations locales tiendront compte des recommandations des commerçants lorsqu’elles établiront leur plan de gestion pour la nouvelle législature.

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