Publié le Mardi 17 Juillet 2012 à

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Foot (D.1): Portrait de Yannick Ferrera, le nouvel entraîneur de Charleroi

Rédaction en ligne

Le grand public connaissait Manu et Emilio. Les supporters carolos vont découvrir Yannick Ferrera. Formé à Anderlecht et Malines, le nouveau T.1 de Charleroi a très vite mis entre parenthèses sa carrière de joueur pour gravir les échelons et devenir à 31 ans le plus jeune entraîneur de l’histoire de la D.1 belge. Portrait familial d’un jeune coach ambitieux.
Yannick Ferrera est devenu le plus jeune entraîneur à la tête d’une équipe de Division 1.

Yannick Ferrera est devenu le plus jeune entraîneur à la tête d’une équipe de Division 1.

Dans la famille Ferrera, c’est Cisco qui est le mieux placé pour parler de son rejeton. Le directeur de l’école des jeunes du White Star a suivi les négociations qui ont abouti à la nomination de son fils. “ J’étais déjà fier de mes deux frères mais quand il s’agit de la prunelle de ses yeux, cela prend une autre dimension ”, confie l’aîné de la famille, qui a accueilli la nomination du nouveau T1 carolo comme un cadeau du ciel. “ Yannick avait un contrat de 4 ans à Al Shahab. En signant à Charleroi, il a fait un sacrifice financier. En tant que parent, je vois cela d’un autre œil que lui car il aurait pu s’assurer une sécurité financière au Moyen Orient mais il voulait mettre en œuvre ses propres idées ce qui démontre qu’il est un véritable passionné.

Précoce dans la profession comme son oncle Emilio, le nouveau T.1 de Charleroi ne manquera pas de susciter des comparaisons. Proche de son cousin, le buteur d’Overijse, Raphaël Galeri considère pourtant que comparaison n’est pas raison.

Vous savez, beaucoup d’entraîneurs commencent leur carrière à 43 ans mais il n’y pas lieu de les comparer. Je ne peux d’ailleurs pas juger Yannick en tant que coach. En fait, je peux surtout en parler au travers de nos repas familiaux et des vacances que nous avons passées ensemble. De ce point de vue-là, Yannick est quelqu’un de très sympathique et doté d’une bonne dose d’humour.

Véritable dénominateur commun chez les Ferrera, la passion pour le foot s’est très vite emparée du neveu de Manu et Emilio.

Yannick et moi n’avons jamais été de grands déconneurs et tout a très vite tourné autour du foot ”, poursuit Raphaël. “ De ce point de vue, il est devenu sérieux bien plus rapidement que moi y compris quand nous jouions des petits matchs entre cousins. En fait, Yannick est surtout quelqu’un qui veut se donner les moyens de ses envies. Quitte à passer trois jours sans dormir.

S’il ne parvint pas à assouvir ses ambitions de joueur, le petit dernier dans la galaxie des Ferrera sut rebondir en s’intéressant très tôt à l’aspect intellectuel du ballon rond.

Quand il évoluait à Lombeek avec Thierry Dailly, Yannick ne pouvait pas s’empêcher de se mettre à la place de l’entraîneur et Thierry lui avait d’ailleurs fait remarquer ”, se souvient Cisco. “ A l’instar de Manu et d’Emilio, Yannick est de ceux qui naissent avec le coaching en eux. Si nous regardons un match ensemble, j’aurai tendance à vibrer pour une belle phase de jeu là où ils souligneront plutôt un mauvais alignement. C’est sans doute pourquoi ils sont devenus de meilleurs entraîneurs que moi (rires).

Avant de se lancer dans le coaching, le nouveau T.1 carolo toucha pourtant à une carrière de joueur. “ Yannick a toujours voulu vivre du football. A l’école, il n’a jamais raté une année mais il se contentait du strict nécessaire. A 18 ans, il s’est d’ailleurs consacré à sa carrière de joueur à Beveren mais comme il ne perçait pas au bout d’un an, il a entamé des études d’éducation physique pour obtenir son diplôme 3 ans plus tard tout en continuant à jouer à un niveau inférieur.

Parallèlement, Yannick entame sa carrière d’entraîneur en s’occupant des jeunes du Maccabi puis d’Anderlecht. Il rejoint ensuite son oncle à La Gantoise où il côtoie Franky Dury puis Michel Preud’homme, qu’il suivra plus tard en Arabie. A Charleroi, il obtient l’occasion d’assouvir un rêve ce qui ne l’empêche pas de dormir au vu de ses premières sorties médiatiques. “ Je l’ai eu au téléphone récemment et il m’a paru très serein ”, confie Raphaël. “ Cela n’est pas anormal car nous baignions depuis toujours dans ce milieu et parce que nous avons été habitués à la médiatisation grâce à nos deux oncles.

Une expérience de vie qui n’ pas empêché Cisco de faire de grands yeux lors des premiers pas télévisuels du fiston.

Par rapport à Emilio au même âge, je l’ai trouvé très à l’aise. En fait, Yannick est quelqu’un de très humain et il ne refusera jamais une interview. C’est d’ailleurs la seule chose qui m’inquiète un peu car un jour ou l’autre, il sera forcé de gérer son emploi du temps. Après sa première séance d’entraînement samedi, il avait d’ailleurs dû s’éclipser pour assister à la rencontre Bruges-Dortmund et il m’a confié qu’il s’en voulait de ne pas avoir pu répondre à toutes les questions et demandes d’autographes.

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