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Roland Duchâtelet menace: "Il faut la Beneliga dans 2 ans ou le Standard ira jouer... en France"

Rédaction en ligne |

Mis à jour le Mercredi 26 Décembre 2012 à

DENIS TOMBAL

Au lendemain de Noël, Sudpresse a ouvert ses colonnes au président du Standard, Roland Duchâtelet, qui vient de fêter sa première année et demi à la tête du club. Retrouvez ce mercredi deux pages consacrées au boss des Rouches. Il évoque son bilan tout en se défendant face aux critiques, sans oublier d’argumenter avec force en faveur de la Beneliga, projet qu’il soutient depuis longtemps.

Roland Duchâtelet a accepté l’invitation de Sudpresse en cette fin d’année. Il a ainsi rencontré deux de nos journalistes pour tirer un bilan de sa première année et demi passée à la tête du Standard.

Parmi les sujets évoqués par cet homme qui affirme «savoir où il va», on retrouve évidemment cette fameuse Beneliga. Un sujet qu’il maîtrise. «Le Standard a une histoire et une vocation européenne, mais sur la scène continentale, seule la Ligue des champions importe», introduit-il. «L’Europa League ne me manque pas, parce qu’on y affronte des clubs que personne ne connaît et que son format est trop compliqué. Avant que je ne devienne président du Standard, je ne savais pas comment cette épreuve fonctionnait…»

Pour le patron de Sclessin, il existe cinq grands championnats européens, «voire six dans un avenir proche si la Russie continue à progresser», précise-t-il. Le reste, dont le championnat de Belgique? Appelé à disparaître. «Soit on s’associe aux Pays-Bas pour créer une Beneliga, soit le football belge mourra de sa belle mort», dit-il. «Il y a 15 ans, les clubs belges avaient le monopole du foot en Belgique. Les retransmissions télévisées ne concernaient que les clubs belges. Aujourd’hui, on est dans une situation de forte concurrence avec la Premier League, la Liga, la Bundesliga. On a un problème existentiel. Refuser de le reconnaître, c’est de l’idiotie.»

La Beneliga est donc une solution d’avenir pour les meilleurs clubs belges, selon l’ancien président trudonnaire. Son idée? 20 clubs, dont huit belges, désignés après une saison de «qualification». U )n déséquilibre qu’il explique par la différence de population entre les Pays-Bas (17 millions d’habitants) et la Belgique (11 millions). «Les 8 autres resteraient en division 1 belge, avec une série de montants de D2, ce qui résoudrait une partie des problèmes de cette série qui est un mouroir, parce que dénuée d’argent et d’intérêt.»

Duchâtelet le dit, il ira au bout de ses idées. «Le plus vite possible mais au plus tôt, soyons réalistes, dans deux ans. Ce qu’il faut éviter, c’est l’exemple du Portugal: là-bas, 6 clubs sur les 16 de l’élite évoluent devant moins de 3.000 spectateurs. Si on tarde trop, la Belgique vivra le même scénario. Refuser cette Beneliga, dont Michel Verschueren avait eu l’idée il y a de nombreuses années déjà, ce serait de la mauvaise gestion. Anderlecht, Bruges, Ajax et le PSV Eindhoven sont d’accord. Il n’y a plus aucun avenir pour la compétition belgo-belge. Si ce projet n’aboutit pas, le Standard demandera à adhérer à la Ligue 1 française. C’est réglementairement possible, si les Français sont d’accord…»

Un sujet complet à découvrir dans Sudpresse, ce mercredi, ou dans le «Standard Magazine», dont Roland Duchâtelet fait la couverture