Mis à jour le Samedi 12 Janvier 2013 à

Régions > Tournai > Actualité

Ath: Mahmoud tente de vendre 228 DVD copiés sur le marché

Rédaction en ligne

Dans certaine stations balnéaires du sud de l’Europe, ou sur les trottoirs de grandes métropoles, il est courant de croiser des vendeurs à la sauvette, prêts à vendre des objets contrefaits à bas prix. Bruxelles n’échappe pas à la règle et le marché est même saturé. Du coup, certains imaginent se délocaliser.


L’Africain écoulait des DVD contrefaits sur le marché d’Ath

A.F.P.

L’Africain écoulait des DVD contrefaits sur le marché d’Ath

Dans les grandes villes, il est courant de croiser des vendeurs à la sauvette, prêts à vendre des objets contrefaits à bas prix. Bruxelles n’échappe pas à la règle, le marché est même saturé! Du coup, certains «délocalisent»...

Mahmoud Diallo (25 ans) a eu cette idée. Ce vendeur de films contrefaits avait imaginé vendre des produits dans le centre-ville d’Ath, le jour du marché. Muni d’un grand sac, il faisait le tour des cafés pour vendre ses produits illicites.

228 DVD et du parfum

Le 12 mai 2011, il a été interpellé par les policiers en possession de 228 DVD contrefaits et de dizaines de bouteilles de parfums, toutes aussi fausses.

C’est ainsi que l’Africain a comparu à la barre du tribunal correctionnel de Tournai. Il a été condamné à exécuter une peine de travail de 80 heures. S’il ne la fait pas, il ira six mois en prison. Mais c’est au civil que la note est lourde. Plusieurs sociétés de production, titulaires des droits sur les films, avaient réclamé des dommages et intérêts. Le tribunal condamne donc le pirate à leur verser 15.375 euros. Il devra aussi s’acquitter des frais de procédure à hauteur de 2.750 euros.

Il pourra en vendre, des DVD, qu’il achetait 1 euro à Bruxelles pour les revendre à 1,50 euros. L’homme prétend qu’il achetait ses DVD à des gens des pays de l’est. « Il participe à une organisation criminelle », estime le procureur du roi.

L’avocat raconte que ce sont des types, qui circulaient à bord de grosses cylindrées, qui ont vendu les produits contrefaits à son client. « Il bénéficie des allocations de chômage et il voulait faire un bien maigre bénéfice avec ce trafic. Chaque jour, le parquet de Bruxelles est confronté à ce genre de choses. De nombreuses saisies sont faites mais le marché reste bouché », raconte M e  Guillaume Hainaut. « Il n’a rien vendu car aucune somme d’argent n’a été retrouvée sur lui. »

L’homme ne pourra probablement pas rembourser ce que les sociétés dupées lui réclament.

Faites de sudinfo.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent