Mis à jour le Samedi 2 Février 2013 à

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Namur: les avions de Ryanair menacent l'aérodrome de Temploux

Christophe Leroy

Face à l’expansion de l’aéroport de Charleroi, le petit aérodrome de Temploux doit se plier à de lourdes contraintes. Les pilotes de planeur et parachutistes vont déjà voir ailleurs. « On a perdu deux tiers de nos membres », s’inquiètent les passionnés. « Il suffirait pourtant de bonne volonté ! »


«
Pour contenter tout le monde, il ne suffit que de bonne volonté politique
», souligne un pilote aguerri de Temploux, qui a mis au point un plan de vol alternatif.

V.L.

« Pour contenter tout le monde, il ne suffit que de bonne volonté politique », souligne un pilote aguerri de Temploux, qui a mis au point un plan de vol alternatif.

Depuis quelques années, l’expansion du trafic vers Charleroi étouffe tout doucement l’aérodrome de Temploux. Lundi dernier, au parlement wallon, Maxime Prévot a interpellé son homologue du cdH André Antoine sur cette question délicate : à quel avenir l’aérodrome peut-il encore prétendre ?

Car aujourd’hui, ce dernier en est à un stade critique. Si rien ne change rapidement, le club de vol à voiles (planeurs) est condamné à disparaître. « C’est catastrophique ! », confirme son président, Guy Rousseau. « D’année en année, nous avons perdu toutes les dérogations qui nous permettaient de voler plus loin. Désormais, on est contraint de voler à 560 mètres d’altitude, au lieu de mille idéalement. Résultat : on a déjà perdu deux tiers de nos membres ! Ils n’ont logiquement plus envie de payer pour un vol de dix minutes. »

Pour le club des parachutistes, c’est à peine mieux. « Comme il détermine des points de largage précis, il peut encore maintenir ses activités », poursuit Guy Rousseau. « Mais plus pour longtemps. Les avions doivent parfois attendre vingt minutes dans les airs. Les coûts explosent ! »

Pour le ministre André Antoine, il est logiquement inconcevable de donner la priorité à Temploux. « En termes d’investissements, de rendements et de conséquences sociales, il n’y a pas photo », a-t-il rappelé dans sa réponse à Maxime Prévot.

Envolés, les derniers espoirs pour Temploux ? Non. Déterminés à sauver leur club, les passionnés tentent par tous les moyens de grappiller une petite adaptation dans les plans de vol vers l’aéroport de Charleroi. Avec 15.000 heures de vol au compteur, l’un des membres aguerris, ancien pilote de ligne et de chasse, a mis au point une solide alternative : « Un simple décalage vers la droite des trajectoires en provenance du Sud suffirait à contenter tout le monde ! En suivant notre plan, les avions des compagnies low cost concernées, telles que Ryanair, ne perdraient que 40 secondes, tout en assurant une sécurité maximale. »

Retrouvez l’article complet et les témoignages détaillés dans La Meuse Namur de ce vendredi.

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