Mis à jour le Vendredi 1 Février 2013 à

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Branle-bas de combat au palais de justice de Bruxelles pour la demande de libération de Dutroux

André balthazart

Tous les congés des membres du corps de sécurité et des policiers affectés au palais de justice de Bruxelles sont annulés et suspendus pour ce 4 février. Lundi prochain, les mesures de surveillance seront maximales dans l’énorme bâtiment de la place Poelaert, car on y attend le plus indésirable des invités : Marc Dutroux.

L’homme, qu’on ne présente plus, doit comparaître à 14h, pour la première audience du tribunal d’application des peines consacrée à sa procédure de mise en liberté conditionnelle. Et tout est fait pour entourer cette venue de mesures de sécurité totales.

À la fois pour éviter tout risque d’évasion, mais aussi de débordements d’éventuels manifestants qui tenteraient de s’approcher. Car il faut savoir que, depuis plus d’un an, les salles du niveau -2 du palais de justice de Bruxelles (où siégeaient les chambres du conseil avec détenus) ont été condamnées pour cause d’insalubrité ou de sécurité. Les audiences ont donc lieu dans une des salles « normales » du tribunal correctionnel, au niveau du sous-sol 01. Avec, en guise de sécurisation habituelle des barrières Nadar, un portique de sécurité et une petite dizaine de policiers aux aguets.

Le tribunal d’application des peines (TAP) de Bruxelles compétent pour juger de sa demande de libération a décidé de ne pas se déplacera pas à la prison de l’ennemi public numéro1, mais de le recevoir à l’audience. « Ca a toujours été la règle pour des séances où il est délicat d’amener des parties civiles en prison, pour pourquoi en serait-il autrement pour M. Dutroux ? », rétorque le président du tribunal de Bruxelles, Luc Hennart.

Tout le palais sera donc mis en état d’alerte. Pas question d’y entrer sans montrer patte blanche . L’accès public ne sera autorisé que par la grande entrée principale. Le sas filtrant sera réinstallé. Les autres entrées seront uniquement accessibles par des personnes munies de badges ou de cartes professionnelles (magistrats, avocats, greffiers…).

Quel sera l’effectif des forces de l’ordre ainsi mobilisé ? Secret d’état. Mais tous les effectifs sont donc réquisitionnés. Et Dutroux devrait arriver sous l’escorte de la police fédérale chargée des transferts des détenus réputés dangereux.

Avec le renfort de l’escadron spécial qui sera aussi sur les dents non-stop. Un hélicoptère de la police fédérale devrait survoler le palais de justice durant toute la durée de l’audience. Pour éviter tout incident à l’extérieur de la part d’éventuels manifestants (un groupuscule d’extrême-droite a déjà lancé un appel), deux pelotons de la police de Bruxelles se tiendront en stand-by place Poelaert, devant le palais.

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