Mis à jour le Samedi 2 Février 2013 à

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Les gérants des supermarchés namurois: «Distribuer les invendus gratuitement? C'est non!»

Adrien de Marneffe

Le projet d’arrêté communal a été lancé la semaine dernière au conseil communal par le socialiste Fabian Martin. Pour obtenir un permis d’exploiter, les grandes surfaces de la commune de Namur devraient s’engager à distribuer gratuitement leurs invendus consommables à des associations caritatives. Ce qui fait bondir certains gérants de supermarchés du Namurois.


Emile joue de l’accordéon devant l’AD Delhaize de Salzinnes, en espérant s’attirer la sympathie des clients.

AdM

Emile joue de l’accordéon devant l’AD Delhaize de Salzinnes, en espérant s’attirer la sympathie des clients.

Emile joue de l’accordéon, à proximité de la porte d’entrée de l’AD Delhaize de Salzinnes. Il y fait régulièrement la manche, espérant s’attirer la sympathie des rares clients qui daignent lui adresser un regard. Il ne parle pas Français ou bien à peine. «  Ce serait bien que le magasin distribue la nourriture aux gens qui ont faim  », lance-t-il, fébrile, après avoir pris connaissance du projet de la Ville de Namur.

Mais qu’en pense la direction de ces grandes enseignes ? Elles préfèrent dans l’ensemble ne pas se mouiller. Si elles ne se prononcent pas directement contre la mesure, on sent clairement dans leur chef une réticence. Luc Boremans, gérant indépendant de l’AD Delhaize, est l’un des seuls à oser se mouiller et à parler franchement, sans couper les cheveux en quatre. «  J’ai malheureusement entendu parler de ce projet de la Ville de Namur. Ça me pose un énorme problème de fond. Premièrement, je ne suis pas certain que nous imposer de distribuer nos invendus pour obtenir un permis d’exploitation soit légal. Ensuite, que veulent-ils, qu’on distribue aux personnes dans le besoin des produits périmés ? Avec des produits pour les riches et d’autres de moins bonne qualité, pour les pauvres ? Parce que chez nous, on ne jette pas de produits encore consommables. Nous ne travaillions pas comme Carrefour ou d’autres enseignes. » Luc Boremans met la Ville de Namur en garde. Pour lui, c’est le consommateur qui payera la facture.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans La Meuse de ce samedi

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