Mis à jour le Samedi 2 Février 2013 à

Régions > Mons > Actualité

Un cercle gay étudiant à Mons

Rédaction en ligne

La fédération des étudiants homosexuels ambitionne d’implanter d’ici la rentrée prochaine un cercle estudiantin à Mons. Alors que Louvain-la-Neuve projette de ressusciter le sien, fermé depuis des années, des jeunes Montois se sont manifestés pour mettre en place ce cercle interuniversitaire, qui devrait donc regrouper tant des étudiants de l’UMONS que de l’UCLMons.


Des Montois se sont manifestés pour créer ce cercle chapeauté par la fédération des étudiants homos.

S.P.

Des Montois se sont manifestés pour créer ce cercle chapeauté par la fédération des étudiants homos.

M. Verbruggen, pourquoi un cercle étudiant gay ?

Le moment du passage dans l’enseignement supérieur est souvent celui du coming-out. Les jeunes, éloignés de leur milieu familial, vont être amenés à se poser des questions sur leur sexualité. C’est également un moment de chamboulement et de vulnérabilité pour ces jeunes en termes de prises de risques. Il est donc pertinent de proposer un endroit où ils pourront se sentir chez eux. Les cercles sont différents des kots à projets où des étudiants se regroupent autour d’un même projet spécifique. Dans les années 90, au moment où s’est créé le cercle étudiant à Louvain-la-Neuve, un kot à projet s’était intéressé à la thématique. Il s’appelait le KAP « Accueil homosexualité ». Pourtant, ses instigateurs n’étaient pas nécessairement tous homos. A contrario, dans un cercle, on vise prioritairement un public lesbien, gay, bisexuel et transsexuel. (LGBT) et le but est d’avoir cet espace où ils peuvent se retrouver entre pairs.

Quelles activités développe un tel cercle ?

Il y a tout d’abord une permanence d’accueil qui est assurée par des jeunes formés à l’écoute et encadrés par une équipe du planning familial. La première venue au cercle d’un jeune est souvent l’occasion d’un entretien individuel où le plus souvent, le jeune recevra une information sur ce qui se fait au cercle. Cela nous permet par-là même de démystifier les activités du cercle et de faire tomber toute une série de « fantasmes » autour des cercles gay. Certains s’imaginent notamment qu’on y organise des bizutages homosexuels, ce qui n’est pas le cas ! Enfin, c’est aussi l’occasion de discuter avec le jeune et de connaître quel a été son parcours de vie. À côté de cela, des événements culturels et festifs sont organisés pour aider ces jeunes parfois très isolés à se constituer un réseau d’amis.

N’y a-t-il pas un risque de ghettoïsation ?

Nous sommes, en effet, fréquemment confrontés à cet écueil. On lutte contre cela notamment en organisant des événements destinés à tout public, en collaboration avec d’autres cercles. Nous avons également pas mal d’activités qui se déroulent à l’extérieur. On apprend ainsi à ces jeunes pour leur éviter de se renfermer sur eux-mêmes et au contraire de pouvoir affirmer leur homosexualité au regard du monde.

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle à Mons en termes d’associations destinées à un public gay ?

Mis à part « Tels Quels » qui y est présent, on n’y trouve pas grand-chose. Le tissu associatif y est bien développé mais très polarisé autour des tendances politiques. Notre but est par conséquent de créer des partenariats de sorte de pouvoir proposer des offres nouvelles.

Faites de sudinfo.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent