Mis à jour le Mardi 5 Février 2013 à

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Il est conseiller de Bart De Wever: un professeur poussé vers la sortie à l'Université de Namur

Christophe Leroy

Prof de droit à Namur et conseiller N-VA, Hendrik Vuye suscite à nouveau la polémique. Ses propos « flamingants » en dehors des cours ont fait réagir le recteur de l’université. Sans le mettre explicitement dehors, Yves Poullet pointe malgré tout un problème de cohérence : « Ses propos nuisent à notre université. » Apprécié par ses étudiants, le prof se dit « triste et consterné ».


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Il n’y a aucun conflit avec M. Poullet. Ma réaction la plus fondamentale, c’est juste de la tristesse.
»

V.L.

« Il n’y a aucun conflit avec M. Poullet. Ma réaction la plus fondamentale, c’est juste de la tristesse. »

« Suis-je la dernière personne en Wallonie à ne pas avoir le droit à la liberté d’expression ? », s’interroge Hendrik Vuye. Professeur de droit constitutionnel depuis 1993 à l’Université de Namur, l’homme est aussi l’un des précieux conseillers de Bart De Wever. Plebiscité pour la qualité de ses cours, il ne manque pas d’égratigner le modèle de la Belgique dès qu’il s’adresse à un tout autre public.

Ses derniers propos séparatistes, lors d’un gala de Nouvel an du VVB (organisation pour une Flandre indépendante), ont été relayés par le Vif/L’Express. « Le fameux modèle belge de pacification est en réalité un modèle de conflit », lance notamment Hendrik Vuye, qui ne mâche ses mots.

À Namur, cette nouvelle sortie du professeur dérange le recteur de l’université, qui avait pourtant pris sa défense à plusieurs reprises. «  Il est légitime de s’interroger sur la cohérence de son choix de rester dans une université francophone », a déclaré Yves Poullet dans un e-mail envoyé au magazine. Sans le dire explicitement, le recteur invite presque le professeur à aller voir ailleurs.

Contacté par nos soins, Hendrik Vuye est à la fois surpris et déçu. « Je suis consterné de découvrir des réactions de la part de personnes qui n’étaient même pas là lors de ce discours, étayé par des arguments scientifiques. »

Le professeur ne veut pas s’étendre sur la trame de fond du débat qu’il a relancé. « Je n’ai pas envie d’ajouter de l’huile sur le feu par voie de presse », précise-t-il simplement. « Il est encore trop tôt pour en parler. »

Dans la foulée, l’influent constitutionnaliste tient à apaiser les esprits. « Il n’y a aucun conflit avec M. Poullet. Ma réaction la plus fondamentale, c’est juste de la tristesse. J’ai beaucoup donné à l’Université de Namur, les étudiants sont très satisfaits de mes cours. Quand je leur explique un sujet communautaire, je veille toujours à livrer les deux points de vue. »

Retrouvez l’article complet et tous les détails dans La Meuse Namur de ce mardi

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