Mis à jour le Jeudi 14 Février 2013 à

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Mons: Santiago Calatrava au pilori

Cl.W.

Connu dans le monde entier pour ses réalisations, l’architecte espagnol Santiago Calatrava qui a dessiné le projet de la gare de Mons est la cible de critiques dans son pays d’origine mais aussi en Italie et aux Etats-Unis. Les raisons ? Dépassement du budget prévu, durée du chantier, un style de construction inadapté et, dernièrement, le retrait de ses sociétés d’Espagne pour s’installer en Suisse.


La Cité des Arts et des Sciences à Valence, tout comme le pont de Calatrava à Venise sont critiqués.

AFP

La Cité des Arts et des Sciences à Valence, tout comme le pont de Calatrava à Venise sont critiqués.

Dans son édition du 31 janvier dernier, le journal Le Monde publiait un article sur l’architecte espagnol au titre évocateur : « Calatrava, héros honni ». La correspondante du quotidien français en poste à Madrid y relate tout d’abord une polémique qui a éclaté le 10 décembre 2012 lorsque le quotidien espagnol El Pais révèle que «  la société Calatrava Family & Investments est depuis le 23 novembre 2012 de plein droit domiciliée dans le canton de Zurich en Suisse  ». Or cette société d’investissement disposait d’un portefeuille de 31,7 millions d’euros... De quoi heurter l’opinion publique espagnole «  alors que le gouvernement tentait de faire revenir le patrimoine espagnol évadé.  » La critique à l’égard de cet architecte de renom ne s’arrête pas à cet épisode fiscal.

Quelques mois plus tôt, Santiago Calatrava avait déjà décidé de fermer son agence de Valence, là où il a réalisé la Cité des Arts et des Sciences qui, selon El Pais, lui a tout de même rapporté 100 millions d’euros d’honoraires. De quoi soulever de vives protestations.

Haute distinction retirée ?

Début décembre, un représentant de la Gauche Unie du Pays de Valence déposait auprès de la chambre autonome une proposition de loi visant à «  révoquer immédiatement et avec un caractère indéfini la haute distinction de la Generalitat à l’architecte Santiago Calatrava.  » Toujours en décembre 2012, la presse espagnole révélait que Calatrava avait poursuivi la mairie de Bilbao et des promoteurs immobiliers estimant que la construction de tours affectaient le droit moral et l’intégrité de son oeuvre, à savoir le pont Zubizuri. L’architecte réclame la destruction et 250.000 euros de dommages et intérêts. Ou une indemnisation d’au moins trois millions d’euros si les tours sont maintenues...

A Valence, la construction de la Cité des Arts et des Sciences a généré un surcoût de plus de 50 millions d’euros, dénonce la Gauche Unie.

A Venise, le nouveau pont en verre et en acier conçu par Calatrava sur le grand canal avait suscité des critiques de la presse italienne à propos de son coût, plus élevé que prévu, et de son esthétique, lors de son inauguration en 2008.

Enfin à New York, la construction du World Trade Center, dont le coût dépasse le budget initial, est aussi l’objet d’une polémique.

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