Mis à jour le Samedi 16 Février 2013 à

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Bruxelles: la surprenante Vierge Marie de la... rue d'Aerschot, haut-lieu de la prostitution

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Si vous passez régulièrement rue d’Aerschot, haut-lieu de la prostitution situé à Schaerbeek, peut-être avez-vous déjà aperçu cette grande affiche montrant la Vierge Marie. Suspendue au dessus d’un tunnel menant à la Gare du Nord, Marie porte le petit Jésus dans ses bras.


Le panneau religieux passerait presque inaperçu 
: il côtoie une publicité pour un prêt bancaire.

Cristian Samoila.

Le panneau religieux passerait presque inaperçu : il côtoie une publicité pour un prêt bancaire.

Une publication organisée par la Fondation Saint-Paul, dont le but est de faire connaître l’Évangile à un large public via des moyens de communication modernes. Une affiche qui ne laisse visiblement personne indifférent.

Mise en place à la mi-décembre par la Fondation Saint-Paul, une ASBL chargée d’assister l’Église dans sa tâche d’évangélisation, une affiche de la Vierge Marie et de Jésus étant enfant a été placée rue d’Aerschot, au-dessus d’un tunnel menant à la Gare du Nord. Sur le vaste poster apparaît la citation « Je suis la lumière du monde », traduit en néerlandais, en anglais et en allemand.

Avec toute une série de vitrines de prostituées situées juste en face, on peut dire que le contraste est saisissant. «  Je me suis rendu compte que cette affiche était en place il y a environ un mois, mais je n’ai pas fait immédiatement le lien avec les filles qui travaillent dans le quartier  », explique Tijali, un employé du Türkisch Grill Haci Baba situé juste en face du panneau de 20 m², rue de Quatrecht. «  Dans ce quartier qui est un peu spécial, je peux comprendre que cet affichage puisse en choquer certains comme en guider d’autres  », s’amuse à dire notre interlocuteur. Pour Nathalie et Elena, deux étudiantes anversoises venues rue de Brabant pour du lèche-vitrine, cette affiche est tout à fait déplacée. «  Je trouve ça bizarre de mettre une affiche de ce genre dans le quartier  », commente Nathalie qui étudie pour devenir enseignante. «  C’est totalement inapproprié pour le quartier », poursuit la jeune fille lorsque nous lui apprenons le profil religieux de l’association qui l’a exposée.

« Un cas malheureux »

Directeur commercial chez Belgian Posters, Patrick Sion explique que les panneaux de l’entreprise peuvent être vendus par réseau, de manière préétablie, ou à l’unité, souvent sur des axes menant à des points de vente. «  Ici, il s’agit d’un cas un peu malheureux, d’un hasard auquel on ne pense pas toujours  », développe notre interlocuteur. «  Après, il faut aussi penser que l’affichage est le média des gens qui se déplacent, souvent sur des axes très fréquentés. Ce panneau peut avoir sa place dans le quartier comme un produit luxueux peut avoir la sienne dans un quartier défavorisé. Les gens qui passent rue d’Aerschot ne sont pas que les clients des institutions. L’affiche aurait dû être enlevé courant janvier mais nous n’avons trouvé aucun successeur  ».

Plus d’infos dans La Capitale de ce samedi.

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