Publié le Vendredi 29 Mars 2013 à

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Taxer les éoliennes, l'arme ultime des communes namuroises: « On est gouverné par des fous! »

Christophe Leroy

Marre des éoliennes ! Voilà le sentiment de plusieurs bourgmestres, lassés des assauts répétés des promoteurs. À Andenne, Claude Eerdekens s’apprête à instaurer une taxe pour décourager l’implantation de ces « machines de guerre ». À Éghezée, c’est déjà fait. D’autres communes suivront.


Le cadre de référence recense les espaces où l’implantation d’éoliennes est possible. Plusieurs communes du «
lot 26
» n’en veulent pas.

V.L. / Capt. RW

Le cadre de référence recense les espaces où l’implantation d’éoliennes est possible. Plusieurs communes du « lot 26 » n’en veulent pas.

Le vent de révolte anti-éolien n’a jamais soufflé aussi fort dans les communes namuroises. Assaillies de projets éoliens, empêtrées dans un juteux business qui ne leur rapporte pourtant pas un euro, plusieurs entités veulent aujourd’hui mettre fin à cette frénésie. Quitte à mettre des bâtons dans les roues de la « marche énergétique » relancée par Écolo il y a quelques semaines.

« On est gouverné par des fous, je n’ai jamais vu ça en 40 ans de carrière », résume Claude Eerdekens (PS), farouche opposant à l’éolien sur terres (onshore).

Pour contrer au maximum la moindre offensive éolienne sur son territoire, le bourgmestre d’Andenne s’apprête à instaurer une taxe sur les mâts éoliens. « Cela n’enlève rien à ma détermination. Mais comme les ministres Écolo ne cessent d’accorder des permis illégaux, nous devons bien prendre les devants. »

Concrètement, il envisage une taxe pour chaque mât éolien implanté sur le territoire. Le montant annuel, compris entre 10.000 et 17.500 euros par unité, dépendra de la hauteur de l’engin.

Le message : « Allez voir ailleurs »

Une initiative isolée ? Pas du tout ! Fin février, la commune d’Éghezée a elle aussi adopté une taxe sur les éoliennes, sur base de la puissance des turbines. Une première en province de Namur.

Vu l’appétit des promoteurs pour les surfaces ventées d’Éghezée, la commune pourrait toucher un jackpot annuel de 400.000 euros si tous les projets éoliens venaient à aboutir ! Même s’il s’agit là d’un scénario extrême, il donne tout de même une idée de la future mine d’or éolienne.

Gembloux, Yvoir, Gesves, La Bruyère… À présent, d’autres communes désirent emboîter le pas. « Les redevances que l’on perçoit actuellement sont dérisoires par rapport aux énormes bénéfices des promoteurs éoliens ! », pestent plusieurs bourgmestres. « Il est logique de percevoir un dédommagement plus important, vu l’impact des éoliennes sur notre paysage. »

Retrouvez le dossier complet et toutes les réactions dans La Meuse Namur de ce vendredi.

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