Publié le Dimanche 21 Avril 2013 à

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Mouscron: jugé pour la mort de Kimberley Masure

Rédaction en ligne

Mickaël M., un motard coudekerquois est jugé à Saint-Omer pour la mort de sa passagère. Kimberley Masure, une Mouscronnoise, avait été tuée en mars 2012. Pour le procureur de la République, le comportement du motard, qui avait dû être amputé après l’accident, est en cause dans la mort de sa passagère mouscronnoise, le 11 mars 2012, sur l'A26, à hauteur de Zutkerque.

Ce jour-là, des motards se retrouvent à Coudekerque-Branche, à l'initiative d'un des leurs qui habite cette commune. Ils mettent le cap sur Calais pour se joindre à d'autres qui ont décidé d'aller à la fête de la moto de Pecquencourt, près de Douai. Alors qu'ils sont à la hauteur de Zutkerque, un accrochage se produit. Le prévenu, Mickaël M., perd le contrôle et chute, ainsi que sa passagère, Kimberley Masure, une habitante de Mouscron. Ils heurtent les supports de la glissière de sécurité centrale. La jeune femme est tuée sur le coup tandis que le Coudekerquois, gravement blessé, sera amputé d'une jambe et perdra l'usage complet d'un bras.

A l’audience, le prévenu a dit qu'il ne se souvient de rien pour le trajet compris entre Calais et le lieu de l'accident. Le président s'est attardé sur les commentaires « unanimes » des compagnons de sortie du prévenu. Certains le connaissent de longue date, d'autres l'ont rencontré pour la première fois le jour des faits : «  Il est souvent fou-fou. Il lui arrive de rouler sur une roue, même à vitesse élevée. Il aime prendre les virages à la limite, en touchant le sol avec le genou. Il aime décélérer pour ensuite remonter une file. Il se croit invincible, il est toujours à fond  », figurent parmi les commentaires.

«  Quel intérêt peuvent-ils avoir à vous désigner comme un danger public, d'autant qu'aucun n'avait de lien avec votre passagère  », a lancé le président au prévenu qui ne se reconnaît pas dans ces descriptions. Ce dernier a ajouté que, depuis l'accident, il ne voit plus aucun de ses copains motards. Sauf une passagère d'une autre moto du groupe du 11 mars 2012 avec qui il vit. Le président note également que la victime portait un casque, remis par le prévenu, de taille 57-57 alors que son tour de tête était de 53. «Après l'accident, on a retrouvé ce casque un peu plus loin avec la jugulaire fermée». Le jugement a été mis en délibéré et il sera rendu à l'audience du mardi 7 mai.

JEAN-MARC SZUBA

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