Publié le Mardi 23 Avril 2013 à

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Des travaux puis des fissures

Rédaction en ligne

Les riverains de la rue Dagniau ont vu apparaître des fissures sur leurs murs, carrelages et plafonds. Pour eux, les travaux entrepris début du mois par la commune de Frameries et la déviation de la circulation vers leur quartier sont en cause. Ils réclament des mesures !


Des fissures sur la façade, les murs et le carrelage pour la famille Andry.

D.B

Des fissures sur la façade, les murs et le carrelage pour la famille Andry.

Embellir une commune, cela a un coût. C’est un investissement financier bien sûr, mais aussi un pari sur la qualité de vie des riverains. À Frameries, les habitants de la rue Dagniau auraient finalement préféré que le projet de rond-point communal ne sorte pas des cartons. Et pourtant… «  Toute la circulation de la route principale est déviée vers notre petite rue depuis le début du mois  », nous explique M. Duym. «  Dans la maison, les pièces de devant tremblent quand un véhicule passe. C’est invivable  ». Dans l’habitation voisine, même discours : «  on est parfois réveillé la nuit dans notre lit par les secousses et les vibrations que provoque le trafic  », précise M me  Andry. Même la vaisselle tremble dans les armoires, témoignent les habitants de l’étroit chemin.

«  Ma fille de 6 ans panique quand elle sent ces terribles secousses. Chaque fois c’est comme un petit tremblement de terre, c’est difficile à vivre  », nous dit-on dans la famille Duym. Selon les riverains, les conséquences commencent déjà à se voir. Sur les murs, le carrelage et même la façade. «  Tout commence à se fissurer. On allait entamer des travaux de peinture dans notre couloir d’entrée, mais on a remarqué que les murs et plafonds étaient fissurés. Pas la peine de mettre en couleur, il faut carrément refaire le plafonnage  », commente M. Duym, qui a remis sa maison de la rue Dagniau à neuf. Des dépenses dont la famille se serait bien passée.

«  Je comprends que la commune veuille embellir les rues. Je suis d’accord, mais si c’est au détriment des habitations, ce n’est pas la peine  », signalent les riverains. Ensemble, les voisins ne réclament pas forcément de modification de l’itinéraire de déviation (quoi que...) mais bien un contrôle plus intensif des limitations de vitesse. «  C’est une zone 30, mais très peu de gens respectent cela. C’est la vitesse et l’inconscience des automobilistes qui créent ces nuisances et détériorations. Nous nous sommes déjà bagarrés pour qu’un panneau plus visible soit apposé le long de la route. Maintenant, ce qu’il faut c’est une présence policière  ». Une présence que les familles réclament depuis le début des travaux, le 8 avril dernier. «  J’ai contacté la police, ils m’ont répondu qu’ils n’étaient pas responsables de l’incivilité des gens. D’accord, mais nous, que fait-on alors ? On continue de regarder notre maison se fissurer de partout sans rien faire ? Et on continue de voir voitures, bus et camions passer à vive allure dans une minuscule rue, nous mettant tous en danger ?  », lance M me  Andry. Cette dernière compte faire appel à un expert pour évaluer les dégâts. «  Mais qui va payer ?  » Bonne question !

D.B.

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