Publié le Jeudi 25 Avril 2013 à

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Patrick Tock risque 5 ans pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur Marc Barnich

Q.D.

Cinq ans. C’est la peine de prison maximale pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. C’est aussi cette peine qu’a requise, Étienne Donnay, le procureur du Roi de Neufchâteau, pour le meurtre supposé de Marc Barnich en septembre 2003. Cette condamnation s’ajouterait aux 20 ans prononcés par la cour d’assises du Luxembourg pour le meurtre de l’ex-compagne de Patrick Tock, Monique Bourgeois. Sauf si le tribunal suit la défense et sa demande d’acquittement…


Patrick Tock aurait roué de coups Marc Barnich avant de constater son décès le lendemain.

D.M.

Patrick Tock aurait roué de coups Marc Barnich avant de constater son décès le lendemain.

« La prescription approche. Alors avançons ! » C’est sur ces mots que le procureur du Roi, Etienne Donnay, a entamé son réquisitoire devant le tribunal de Neufchâteau ce jeudi. Il faut dire que, même si la barre fatidique des 15 ans n’est pas encore atteinte, 10 ans se sont déjà écoulés entre la mort de Marc Barnich et cette dernière audience… C’est en effet en 2003 qu’est porté disparu Marc Barnich, un marginal, sans domicile fixe, et dont la disparition subite n’a pas inquiété grand monde. Pour preuve : il a fallu attendre deux ans avant que la police n’émette un avis de « disparition inquiétante », suivi immédiatement d’un PV d’agissements suspects, en septembre 2005. Ce jour-là, un témoin vient en effet déclarer que son ex-compagnon pourrait avoir été mêlé à une affaire compromettante, avec mort d’homme. Ce compagnon n’est autre qu’un vieil ami de Patrick Tock, dont la réputation n’est déjà plus à faire dans les milieux judiciaires.

Un témoignage déterminant

Le corps du malheureux Marc Barnich avait pourtant été retrouvé dès septembre 2003 – soit le mois même de sa mort – par un promeneur, dans les bois de Saeul, au Grand-Duché de Luxembourg. Mais il a fallu pas moins de cinq ans pour identifier le corps… « Après l’identification, les soupçons se sont rapidement portés sur Patrick Tock », a expliqué Étienne Donnay. dans son réquisitoire. « Outre le premier témoignage, dès 2005, c’est celui de Marie-Josée Hansen, l’ex-compagne de Tock, qui a été déterminant. En 2010, après sept ans de silence, elle s’est en effet décidée à expliquer ce qui s’est passé le soir de la mort de Marc Barnich. Six personnes étaient présentes ce jour-là chez Tock. Mais à 23 heures, il ne restait que Tock, sa compagne et la victime. Des coups avaient déjà été échangés l’après-midi, mais Tock est revenu à la charge au soir. Il a frappé Barnich avec ses pieds et ses poings, suspectant une liaison avec sa compagne. Quand Hansen est venu voir comment se portait Barnich, elle n’a pu que constater son décès. » Après une nuit de sommeil, les amants se décident alors à se débarrasser du corps, en l’embarquant dans la Honda Civic de Tock. « Le rapport du légiste, s’il n’est pas catégorique, conforte la version d’Hansen. Les coups peuvent avoir conduit à une hémorragie cérébrale, conduisant lentement à la mort. »

Prolongez l’information dans La Meuse Luxembourg de ce vendredi 26 avril.

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