Mis à jour le Vendredi 26 Avril 2013 à

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Procès Becker à Mons: le temps des répliques est terminé, place à l'attente pour les accusés

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Ce vendredi, l’avocate générale Ingrid Godart a répondu aux critiques des avocats de la défense concernant l’ADN et l’enquête. Pour elle, « jeter le discrédit sur la manière dont a été effectuée l’enquête est un procédé couramment utilisé par la défense ». Les avocats des accusés sont de leur côté revenus sur le timing des faits ainsi que sur cette fameuse analyse ADN.


Les accusés sauront bientôt ce qu’ont décidé les jurés.

E.G.

Les accusés sauront bientôt ce qu’ont décidé les jurés.

La matinée de vendredi était consacrée aux répliques à la cour d’assises du Hainaut où se déroule actuellement le procès de Daniel Becker, de ses fils Laurent et Johnny ainsi que de René Claus.

L’avocate générale, Ingrid Godart, a plus particulièrement répondu aux critiques émises concernant l’ADN et l’enquête. «  Jeter le discrédit sur la manière dont a été effectuée l’enquête est un procédé couramment utilisé par la défense. Il a pour but de semer le doute  »

L’unique preuve incontestable sur laquelle se fonde l’accusation est l’expertise ADN qui établit un lien entre trois des accusés (Daniel, Laurent Becker et René Claus) et des bouteilles de Coca retrouvées sur la scène de crime.

Jeudi, dans leurs plaidoiries, les avocats ont mis en doute la fiabilité de ces analyses.«  Les multiples manipulations de bouteilles de Coca sur lesquelles l’ADN a été relevé n’ont en aucun cas, comme a tenté de vous le faire croire la défense, compromis les analyses génétiques  », a rétorqué Ingrid Godart.

Quant à la défense, elle est revenue brièvement sur le timing qui, selon elle, ne permettait pas aux accusés d’être présents sur les lieux des faits. M e  Laurent Kennes, conseil de Laurent Becker, et M e  Cédric Moise, conseil de Daniel Becker, se sont attachés à démontrer le manque de fiabilité des expertises ADN.

Les accusés doivent répondre de meurtre pour faciliter le vol sur la personne d’André Maroy, commis dans la nuit du 4 au 5 mai 1991, à Anzegem-Kaster (Courtrai). Lundi, ils connaîtront la décision des jurés.

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