Publié le Mardi 30 Avril 2013 à

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Wihéries : des travaux d'égouttage très envahissants

C.S.

Depuis presqu’un an, d’énormes travaux d’égouttage ont débuté dans la rue Nacfer et la rue Vivroeulx à Wihéries. Façades fissurées, jardins inaccessibles et même inondations, le chantier est devenu un vrai cauchemar pour les riverains.


Les jardins de la rue Vivroeulx ressemblent plus à un terrain de motocross.

C.S.

Les jardins de la rue Vivroeulx ressemblent plus à un terrain de motocross.


Voici le trou qui a été creusé lors des travaux.

D.R.

Voici le trou qui a été creusé lors des travaux.


Pas de lampes et des travaux entre les maisons.

D.R.

Pas de lampes et des travaux entre les maisons.


Voici les travaux, il y a quelques mois.

D.R.

Voici les travaux, il y a quelques mois.

En mai 2012, d’importants travaux d’assainissement ont commencé à Wihéries (Dour). Ils sont gérés par l’IDEA pour le compte de la société publique de la gestion de l’eau. Le but est d’installer un réseau de collecte des eaux usées pour les acheminer vers un centre de traitement. Jusque-là, ces eaux étaient déversées dans les ruisseaux de l’entité de Dour. Cependant, les travaux ont pris une ampleur beaucoup plus importante que ce qui avait été annoncé au départ. «  J’ai reçu 1725 euros pour le rachat de notre sous-sol. C’est une belle somme mais je ne pensais pas que mon terrain serait bloqué aussi longtemps. J’aime bien faire mon petit potager, ça me rend heureux. Là, ça fait 3 ans que je n’y ait plus eu accès. Quand je vais voir l’état de mon jardin, ça me déprime. Je ne comprends pas comment ça pourra être remis en état. Il y a un trou qui s’est creusé au passage des camions et les eaux usées s’y sont agglutinées. Ils ont fait une sorte de tranchée pour les évacuer en attendant, je ne vous raconte pas l’odeur  », explique Georget Preseau, un riverain de la rue Vivroeulx. À quelques mètres d’écart, dans la rue Nacfer, la situation est encore plus difficile. «  Mon jardin et mon terrain ont été le centre des travaux. Les grues et les camions sont passés par chez moi depuis que ça a commencé, il y a plus d’un an. Je suis saturé ! Ma façade est fissurée à l’avant et à l’arrière. J’ai eu des inondations cinq fois. Ce n’était même pas de l’eau mais un mélange de boue et de ciment, mes meubles sont tachés par le mélange. Au début, ça allait, on pouvait comprendre que des travaux n’étaient pas faciles mais là on en peut plus  », ajoute Monsieur Trapanotto, un riverain. Il attend patiemment la fin des travaux pour demander des réclamations suite aux nombreux dégâts. «  Un expert est passé. Il a constaté les fissures, les éclats dans la façade, les briques cassées et les dégâts dus aux inondations. Sans le faire exprès, les ouvriers ont aussi fait un coup dans ma porte de garage, ils ont foncé dans mon chalet de jardin donc il est endommagé et ils ont cassé la gouttière du jardin. Quand il a plu, l’eau est venue devant la façade. Du coup, mon plafonnage est devenu humide à l’intérieur et est tombé. Je venais de refaire la peinture, je dois tout recommencer  », confie le monsieur. Pour M. Préseau, il est temps d’être clair sur la fin des travaux. «  Nous avons signé pour un an, pas pour plus. À chaque fois, on recule l’échéance de trois mois et plus rien ne bouge. On ne doit plus se laisser faire, tous les habitants des deux rues sont concernés  », conclut-il. Plus d’infos et la réponse de l’IDEA dans notre édition de ce mardi 30 avril.

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