Publié le Mercredi 8 Mai 2013 à

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Un péage urbain à Bruxelles: «Une idée de technocrates européens» pour Cerexhe

Rédaction en ligne

« Une idée de technocrates qui ne tient nullement compte de la réalité économico-institutionnelle de la Région bruxelloise ». C’est ainsi que le chef de groupe CDH au Parlement bruxellois Benoît Cerexhe qualifie la proposition de l’OCDE qui vient d’éditer un rapport sur le développement économique de la Belgique.


Benoît Cerexhe.

Belga

Benoît Cerexhe.

Une des idées émises par l’Europe ? Mettre en place un péage urbain dans la capitale. Un projet «  présenté par les technocrates de l’OCDE comme la solution au problème de désengorgement du trafic dans la Capitale ». Une recommandation « qui est le prototype de la fausse bonne idée, parce que parfaitement inadaptée à la situation institutionnelle de Région bruxelloise… »

Benoît Cerexhe rappelle, dans un communiqué, que la Région bruxelloise constitue « une entité fédérée propre, encarcanée dans les limites institutionnelles que l’on connaît de ses 19 communes ». En clair, le chef du groupe CDH reproche à l’OCDE de « ne considérer dans son analyse que l’entité « Belgique » sans tenir compte de la réalité fédérale et des conséquences sur les Régions – et la Région bruxelloise en particulier – des recommandations formulées ». «  Il s‘agit d’une vision purement macro-économique, centrée qui plus est sur la seule problématique de la Mobilité », dénonce Benoît Cerexhe, « qui ne prend absolument pas en considérations les conséquences que la mise en œuvre d’une telle politique pourrait avoir à un niveau plus local – régional en l’occurrence- sur d’autres politiques tout aussi vitales et importantes pour Bruxelles. Car il va de soi que l’introduction d’un péage urbain aux portes de Bruxelles aura des conséquences sur l’attractivité de la Région bruxelloise pour les entreprises et leurs employés. Or, si les entreprises se mettent à préférer s’installer là où son personnel, ses clients, ses visiteurs n’auront pas s’acquitter de ce qui s’apparentera à une nouvelle taxe – c’est-à-dire hors Bruxelles –, les risques de délocalisation ne feront que croître. Certes, au niveau de la Belgique, cela n’a guère d’influence ; par contre, au niveau bruxellois, cela en aurait beaucoup. Comme Bruxellois, je m’y oppose fermement. »

Le péage urbain entrainera des risques de fuite d’entreprises et de délocalisation. «  Dans un contexte concurrentiel de plus en plus rude entre les Régions, dans un cadre communautaire de plus en plus incertain, nous ne pouvons nous résoudre à accepter de mettre en place une politique qui contribuerait à ce que des entreprises quittent la capitale, avec l’emploi qu’elles génèrent au bénéfice des Bruxellois  ». Sans oublier, dit-il, la menace sur les commerces du Centre et du Haut de la Ville, « qui attirent une clientèle très largement non-Bruxelloise, laquelle est déjà, vu les difficultés rencontrées en ville (redevance de stationnement, parking déficitaire…) de plus en plus tentée de s’arrêter dans des pôles commerçants périphériques comme Waterloo, Louvain-la-Neuve, Alost, Louvain ou Malines ».

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