Publié le Vendredi 17 Mai 2013 à

Culture > Cinéma

Le Passé : avec l'artiste Béjo, le prophète Rahim et la môme Burlet

A. C.

C'est donc ce soir que la jeune montoise Pauline BURLET montera les prestigieuses marches du festival de Cannes aux côtés des comédiens Bérénice BEJO, Ali MOSAFFA, Tahar RAHIM et du réalisateur Asghar FARHADI.

Dans « Le passé », Pauline – qui n'apparaît pas au début du film – joue le rôle de Lucie, une adolescente d'aujourd'hui tourmentée par la vie du couple de sa mère Marie. Celle-ci vit avec Samir dont la femme est hospitalisée, dans le coma, après une tentative de suicide). Il élève seul (en partie avec Marie ) un petit garçon turbulent et en perte de repères. Tel est le contexte socio familial d'une histoire qui commence en fait avec l'arrivée à Paris de Ahmad qui revient de Téhéran à la demande de Marie avec qui il fut marié autrefois.

Après quatre ans de séparation, Marie souhaite procéder aux formalités du divorce. Ahmad s'installe pour quelques jours dans la maison familiale où il tente d'apaiser le conflit entre Lucie et sa mère, ce qui entraîne la révélation de certains secrets du passé.

Après « Une séparation » qui fut l'un des grands films de l'année 2011, plébiscité par la critique et le public et couvert de prix, Asghar FARHADIi raconte une histoire forte, dense, beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord avec une très subtile étude des caractères et des comportements. Il met en scène, avec une délicate élégance (la scène d'ouverture à l'aéroport est magnifique) des personnages qui entre moments de vérité, émotions fortes et fuyants mensonges, tentent de donner (de trouver) un vrai sens à leur vie, de se construire un bonheur peut-être aléatoire.

FARHADI construit son sujet comme une sorte de mosaïque progressivement enrichie par de multiples petites histoires qui appartiennent aux uns et aux autres et des « informations » inattendues qui empêchent la linéarité du sujet.

Il a choisi ses comédiens avec beaucoup de justesse et d'à propos. Bérénice BEJO, une vraie « artiste » du quotidien, Tahar RAHIM qui maîtrise fort bien le rôle de cet homme à la fois père, mari, amant et Ali MOSAFFA, un très grand acteur inconnu dont la sagesse et l'apaisement constituent un parfait contrepoint avec les envolées exubérantes de Bérénice BEJO.

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