Publié le Vendredi 24 Mai 2013 à

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Frameries: 18 mois de prison avec sursis pour avoir battu, gavé et déshydraté leur fils de 3 ans

G. M.

J., mécanicien de 28 ans, et sa compagne S., 29 ans, viennent d’écoper d’une peine de 18 mois de prison avec sursis pour avoir maltraité le fils du premier. Marco (prénom d’emprunt) est âgé de 3 ans. Il est aujourd’hui en maternelle, à Frameries.

Prétexte/ News

J. est le père de Marco. Aux congés de toussaint 2011, soit entre le 28 octobre et le 2 novembre, il avait exercé son droit de visite… d’une bien étrange manière. Comme Marco refusait de manger, le père et la belle-mère ont tenté de l’y forcer, en lui ouvrant la bouche, en pinçant ses joues pour pouvoir le gaver. Ils l’ont frappé. Et comme le petit continuait de ne pas manger (vu les conditions…), eh bien les grandes personnes ont refusé de lui donner à boire ! Aussi, lorsque la maman du petit le récupère, le 2 novembre vers 14h, c’est un petit enfant amorphe qui vomit, qui réclame sans cesse à boire, qui présente quantités d’hématomes ! Le petit est emmené à l’hôpital, et transféré à Jolimont vu son bilan neurologique inquiétant.

Le père et la belle-mère sont évidemment interrogés, car ce n’est pas en un jour de mise à soif que l’enfant a présenté un tel taux de déshydratation ! À l’époque, le père est privé de liberté pendant un mois et demi.

Frappé, secoué, cheveux arrachés

Au procès, le père a avoué avoir donné « quelques tapes » sur les mains de Marco, des fessées aussi (au point que ses 5 doigts ont été imprimés sur la fesse du bambin). Il lui maintenait fermement la bouche ouverte, pour ingurgiter la nourriture, puis on la lui fermait pour qu’il avale ! Le père a avoué avoir parfois frappé Marco à la tête, l’avoir secoué, lui avoir arraché les cheveux… Le petit a été puni, mis au coin, une bougie dans la bouche…

À l’audience, la maman de Marco n’avait pu retenir ses larmes. «  Quand je l’ai récupéré, il était gris, cerné, il a bu énormément d’eau, avait-elle confié. Il m’a dit que S était méchante, qu’elle lui faisait des piqûres : il évoquait sans doute les pincettes à ses petites joues. Quand je pense que récemment, il n’avait plus envie de se rendre chez son papa : moi, j’avais mis cela sur le compte de notre séparation.  » Mais, digne, elle a laissé J. voir son enfant, chez la mamy du petit. Marco est heureusement redevenu un petit garçon comme les autres. Il est en maternelle à Frameries.

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