Publié le Samedi 25 Mai 2013 à

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Saint-Ghislain: à la poursuite des voleurs de sa voiture

C.T.

Un architecte saint-ghislainois s’est fait faucher sa voiture sous son nez. Avec son beau-frère, il s’est lancé à la poursuite des voleurs. Il raconte son rodéo...


Malgré sa ténacité, M. Tellier a vu sa voiture lui échapper.

Eric Ghislain

Malgré sa ténacité, M. Tellier a vu sa voiture lui échapper.

Mercredi en fin de journée, Marc-Henri Tellier apporte du matériel de jardinage à son beau-frère, Geoffrey Guerit, qui dirige le home Les Sapins, rue de Chièvres. Il gare sa Peugeot Partner Tepee, attelée d’une remorque, dans la cour de l’établissement. «  J’ai tourné le dos le temps de décharger les outils, la remise n’était qu’à une quinzaine de mètres de ma voiture. Quand je me suis retourné, j’ai aperçu par le grillage ma remorque qui « s’échappait » ! Je n’ai pas entendu les voleurs, sans doute parce que la tondeuse que je déchargeais faisait un potin infernal sur les pavés...  »

Le beau-frère de M. Tellier est occupé à repiquer des plantes tout à côté. Ni une ni deux : il bondit au volant de sa voiture et les deux hommes se lancent à la poursuite des voleurs, rue de Chièvres en direction de Villerot. «  Ils avaient pris le premier virage puis ils ont décroché la remorque, en plein milieu de la route. On les a perdus de vue mais on les a rattrapés à l’embranchement avec la route de Wallonie. Il y avait deux voitures : la mienne, avec deux hommes à bord, et une Mercedes avec une plaque française, avec un homme. »

«  Quand ils nous ont vu arriver, ils ont passé le carrefour en trombe (en pleine heure de pointe !). On les a suivis mais ils nous distançaient en roulant comme des fous, en roulant sur les bas-côtés, les bandes en travaux... Nous, on ne voulait pas provoquer un accident.  »

Les voleurs prennent ensuite la direction de Frameries, Marc-Henri Tellier et Geoffrey Guerit toujours à leurs basques. «  C’est là qu’on s’est fait prendre en chasse par l’autre voiture, la Mercedes, qui nous a fait une queue de poisson ! On a redépassé la Mercedes...  »

Pendant cette course effrénée, M. Tellier tente de téléphoner à la police, mais l’établissement de la communication s’avère laborieux. Un peu plus loin, il aperçoit une camionnette de police et l’avertit de ce qu’il se passe.

Au rond-point, perte de contact : les voleurs tournent au dernier moment vers Jemappes tandis que leurs poursuivants continuent vers Quaregnon. «  Ça valait peut-être mieux, dit sagement Marc-Henri Tellier. Qui sait ce qui aurait pu se passer ? Ils auraient pu nous bloquer dans un cul-de-sac...  »

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