Publié le Mardi 28 Mai 2013 à

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Wattrelos (F): les 4 jeunes ont tous perdu la vie après l'incendie

Nef

Une marche blanche en mémoire de Yacine, Ludovic, Mounir et Azedine, ces quatre jeunes garçons tués par des fumées toxiques sur le site de l’ancienne usine Saint-Liévin, est prévue ce mercredi.

L’émotion est grande, quelques jours après le drame.

H. Van Maele (NEF)

L’émotion est grande, quelques jours après le drame.

Le départ a été fixé à 16 heures, sur le parking des Basanos. Le cortège doit parcourir une partie du centre-ville de Wattrelos avant de s’arrêter devant les grilles de l’usine. Par ailleurs, le procureur de la République de Lille a annoncé ce midi l’ouverture d’une information judiciaire pour déterminer « les causes de la mort ».

Ces quatre potes sont des enfants du quartier Flandres, à Wattrelos. Un petit quartier méconnu situé entre Beaulieu et Saint-Liévin, pas loin de la rue de l’Abattoir où le drame s’est produit. Les gens qui les connaissaient s’accordent pour décrire de bons garçons, sans histoires. Des garçons très connus du « tiek », comme leurs amis se plaisent à décrire le quartier Flandres. Des garçons connus de l’US Wattrelos aussi où ils jouaient au football. « C’est un drame », raconte l’ancien entraîneur de Ludovic et Azzedine. Il le dit, abattu. Il peine à y croire, ne veut pas. « Hier, il pensait que c’était un mensonge », raconte Akim, ému, gérant d’une maison de la presse sur la place de Beaulieu. Lui dont le petit frère est un ami proche des quatre victimes, est très marqué par le décès de jeunes sportifs qu’il voyait passer tous les jours devant son commerce. « Ils allaient faire du sport dans les salles Brossolette et Courbertin, à côté. » Il décrit le « traumatisme » dans une ville de 42 000 habitants souvent comparée à un grand village. « Aujourd’hui, il n’y a même pas de colère, c’est du dégoût parce que c’est des questions sans réponse. Ils ont fait une connerie et l’ont payée très cher. Mais ils n’auraient jamais dû pouvoir la faire », explique un jeune père de famille en pointant du doigt cette friche industrielle qui perdure en plein centre-ville de Wattrelos. « Et puis, on a tous fait ce genre de conneries. Tout le monde est entré dans une usine désaffectée. Tout le monde est entré dans une maison abandonnée. On a tous joué avec un briquet. Cette usine, il faut la murer définitivement. »

Les amis des victimes ont passé la nuit au « tiek » (quartier, ndlr). Ensemble, solidaires, autour des familles. Ce que raconte le Wattrelosien Mehdi Chalah, un jeune homme du quartier par ailleurs engagé politiquement, sur son compte Twitter. Lui aussi a beaucoup de mal à croire au drame. «Dans un moment compliqué, ça fait du bien de se retrouver tous ensemble au quartier pour se changer les idées. Courage ! », écrivait cette nuit un jeune homme très marqué par la disparition de ses camarades. Depuis ce matin, il priait pour que Mounir s’en sorte. Et tout Wattrelos avec lui. Malheureusement, cela n’a pas suffi.

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