Publié le Jeudi 30 Mai 2013 à

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Les pompiers de Wallonie picarde peinent à trouver des volontaires

Rédaction en ligne

« Il arrive qu’en journée, nous n’ayons pas la possibilité d’assurer correctement une intervention pompier » : le cri est lancé dans plusieurs postes non professionnels de Wallonie. En cause : le manque de pompiers volontaires disponibles durant la journée. Des recrutements sont en cours en plusieurs endroits mais les candidats qui s’accrochent sont de moins en moins nombreux.

« Etre volontaire, c’est carrément un 2e métier », selon Baudouin Vervaeke

B.LIBERT

« Etre volontaire, c’est carrément un 2e métier », selon Baudouin Vervaeke

La caserne d’Antoing, poste non professionnel, lance actuellement un recrutement de pompiers volontaires. Le quatrième en moins de six ans. C’est dire si la mission n’est pas simple…

« C’est effectivement de plus en plus difficile de trouver des volontaires », confirme Eric André. Mais le commandant des Antoiniens nuance néanmoins : « Des candidats, oui, on en a. Par exemple 37 en 2010 lorsque nous avions fait une grosse campagne de publicité. Le problème c’est de les tenir… ».

Des chiffres corroborent ses dires: seules 17 personnes sur les 66 candidats qui se sont présentés au cours des trois derniers recrutements sont encore aujourd’hui volontaires à la caserne. « Le quota que nous devons atteindre est de 45 volontaires. Nous sommes à 39 pour l’instant, dont deux sous certificat médical de longue durée et qui ne pourront peut-être pas revenir. »

Le cas d’Antoing n’est pas isolé. Tous les postes de Wallonie picarde sont concernés plus ou moins de la même manière. Il ne suffit pas d’être candidat pour devenir volontaire... « Pour être retenu, il faut la condition physique », commente Baudouin Vervaeke, capitaine chef de service à Lessines. Il convient, dans un premier temps, de réussir les épreuves physiques et théoriques. Ensuite, les personnes retenues devront suivre les cours de l’école du feu pour obtenir les brevets. Un véritablement engagement ! « 130 heures de cours pour le brevet de sapeur pompier et 160 heures pour celui d’ambulancier. Ça veut dire des cours tous les samedis pendant plus de six mois minimum ».

Pas toujours facile de conjuguer ces obligations avec les loisirs. Et pas toujours facile non plus « de garder la motivation quand on veut sortir le vendredi soir. Ou quand le conjoint n’est pas d’accord », sourit Eric André.

Marie Braquenier

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