Publié le Samedi 15 Juin 2013 à

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Anniversaire de Johnny Hallyday: des fans, du feu et des étoiles pour 70 bougies (vidéo et photos)

Afp

Voir aussi : Les photos de son concert

Monument de la chanson française, Johnny Hallyday a allumé la nuit parisienne, ce samedi soir, avec deux concerts chargés d’émotions face à des milliers de fans, en compagnie d’une brochette de stars, pour souffler ses 70 bougies.

Né le 15 juin 1943, «l’idole» inoxydable du rock à la française a choisi de célébrer son anniversaire par un double concert, à Paris-Bercy d’abord devant 20.000 inconditionnels de toutes générations puis dans une salle plus intime, le Théâtre de Paris, pour une prestation plus personnelle dédiée à ses amis du show-business.

En première partie de soirée, au Palais omnisports de Paris-Bercy, beaucoup de sexagénaires dans le public, avec quelques familles complètes - grands parents, parents et enfants - et de longues files d’attente devant les boutiques de souvenirs où on pouvait acheter mugs, t-shirts ou écharpes. Dans la salle beaucoup de people: les acteurs Jean-Paul Belmondo, acclamé par le public, et Jean Reno. Des politiques, beaucoup de gens des médias (Michel Drucker, Jean-Pierre Elkabbach, Laurence Ferrari) et bien sûr Laeticia Hallyday.

Pour ce spectacle retransmis en direct sur TF1, le rocker septuagénaire s’est entouré de guest stars, à commencer par son vieux complice Eddy Mitchell mais aussi Florent Pagny et Amel Bent pour «Je te promets» en duo. Un autre duo de choix: celui avec Charles Aznavaour.

Habillé d’une veste et d’un pantalon de cuir noir, le chanteur a entamé son show avec «Que je t’aime» repris en choeur par le public, tout en fendant la foule dans une cohue indescriptible pour arriver jusqu’à la scène.

En forme et souriant, le rocker a passé en revue ses 53 ans de carrière, enchaînant les tubes «Allumer le feu», «Quoi ma gueule», «Marie», profitant aussi de l’occasion pour saluer la mémoire de Michel Berger avec l’incontournable «Quelque chose de Tennessee».

Sitôt descendu de la scène à Bercy, Johnny a filé dans le IXème arrondissement, à quelques encablures de son lieu de naissance pour donner un deuxième concert au coeur de la nuit, au Théâtre de Paris.

Ce show privé, réservé à ses amis du show-business et pour lequel seules 600 places ont été ouvertes au public, avait une tonalité plus rock’n’roll, selon cet amoureux des Etats-Unis, qui aime reprendre des standards d’Elvis ou Eddie Cochran en concert.

La ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti, n’a pas manqué samedi de souhaiter bon anniversaire à cette personnalité très courtisée par les politiques de tous bords. «En France, on a des mythes nationaux comme Johnny. Donc bon anniversaire Johnny!» a-t-elle déclaré sur BFMTV.

«Heureux», «requinqué», «tonique»... ceux qui l’ont approché au cours des dernières semaines décrivent un Johnny Hallyday galvanisé par ses récents succès, après une période difficile.

Après un démarrage plus lent que d’habitude, sa dernière tournée, la 181ème, est finalement rentable avec plus de 700.000 spectateurs.

Son dernier album, «L’attente», écrit sur mesure dans une veine blues-rock, a été un succès critique et commercial avec plus de 600.000 exemplaires vendus depuis sa sortie en novembre.

2009, année noire, est désormais reléguée au rang de mauvais souvenir. Johnny Hallyday avait dû interrompre sa tournée, alors présentée comme celle de ses adieux, pour de graves ennuis de santé qui avaient failli lui coûter la vie.

S’en étaient suivis une longue dépression, un album en demi-teinte en 2011 et un changement complet d’entourage professionnel.

Désormais, Johnny a le regard tourné vers l’Amérique.

En 50 ans de scène, le rockeur n’a jamais réussi à faire décoller sa carrière internationale. C’est, semble-t-il, son prochain défi. Il va prochainement enregistrer un album de duos en anglais pour lequel il espère s’entourer de certains des groupes phares de la scène pop-rock actuelle, comme Muse ou Phoenix.

Après quelques concerts à Los Angeles et New York l’année dernière, le rockeur, amoureux depuis toujours de l’Oncle Sam, compte aussi se lancer dans une tournée américaine.

A l’aube de ses 70 ans et alors qu’il fourmille de projets, Johnny Hallyday se voit-il des héritiers dans la jeune génération?

«Non», répond-il à l’AFP. «On est les derniers dinosaures, après c’est fini.... Mais on est encore là!», lance-t-il dans un grand éclat de rire.

  • Les images de RTL

Galerie photo.

Les photos de son concert

Capture d’écran de TF1

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