Publié le Samedi 22 Juin 2013 à

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Estaimpuis: 12 radars fixes d'ici quatre ans

D.FCT

La commune d’Estaimpuis a prévu un budget pour acheter 12 boîtiers qui d’ici quatre ans accueilleront le radar répressif de la zone de police du Val de l’Escaut. Saint-Léger sera le village pilote avec trois rues. Celles, Mont-de-l’Enclus et sans doute Pecq vont emboîter le pas. L’ensemble des zones de police de Wallonie picarde pense à adopter le système des radars fixes qui, selon le député bourgmestre d’Estaimpuis, a fait ses preuves ailleurs. Les automobilistes ont vraiment intérêt à lever le pied.

V.R.

Il y a une semaine, nous vous relations la mise en place du premier radar « poubelle » dans la zone de police des Collines. Il s’agit d’un appareil de contrôle de vitesse mobile qui a la forme d’une poubelle. La zone de police du Val de l’Escaut va investir, elle, dans l’achat d’un radar (environ 50.000 euros) qui pourra être placé dans des boîtiers fixes qui, eux, sont financièrement à charge des communes. Il s’agit de réceptacles classiques similaires à ceux qu’on découvre au bord des autoroutes ou encore à ceux qu’on voit à l’entrée du village d’Espierres-Helchin en Flandre.

Estaimpuis a prévu un budget pour l’achat de 12 boîtiers qui valent chacun environ 20.000 euros. Leur placement s’échelonnera sur une période de quatre ans. Saint-Léger va accueillir les trois premiers. Ils seront placés aux rues du Château d’eau, de Warcoing et de Lille. Un assistant de police va être engagé pour contrôler les dispositifs. Le boîtier est fixe, mais le radar est, lui, mobile : celui-ci passera d’un boîtier à l’autre selon des critères déterminés par la zone de police. Alors vide ou pas vide, le boîtier ? « Il ne vaut mieux pas que l’automobiliste spécule », prévient le bourgmestre d’Estaimpuis. « On ne le dira pas, évidemment ».

D’autres zones de police pensent aussi à se munir de boîtiers fixes, comme cela se fait beaucoup en Flandre. C’est le cas de Mouscron qui dispose pour l’instant d’un radar répressif mobile et de radars dits préventifs. Ce n’est pas à l’ordre du jour dans la zone de police du Tournaisis, mais le contrôle de la vitesse fait bel et bien partie de ses priorités. « Cela figure dans le top 3 des inquiétudes des citoyens », nous a-t-on expliqué. 73 % des personnes interrogées lors d’une enquête consacrée à la prévention dans les quartiers pointent en effet « la vitesse inadaptée au trafic » comme une source de problèmes. Vient ensuite « la conduite agressive au volant » pour 57 % des gens.

Les bourgmestres et chefs de police répondent donc à un souci de leurs concitoyens en plaçant des radars répressifs fixes ou mobiles. Avec parfois un effet paradoxal, comme nous l’a raconté le bourgmestre de Frasnes Jean-Luc Crucke : « un jour, nous avons reçu une pétition qui réclamait des contrôles dans une rue précise d’un village. Et le radar répressif a révélé l’étonnant constat que 75 % des contrevenants en matière de vitesse étaient en fait les signataires de la pétition en question »…

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