Publié le Mercredi 26 Juin 2013 à

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Mouscron: «mettre les trouble-fête sur une liste noire»

F.P.

Ces dernières semaines, l’entité de Mouscron, à l’instar d’autres lieux de sorties de la région, a été touchée par de nombreuses bagarres. Si le sujet est sensible, certains patrons ont décidé de s’unir pour régler, eux-mêmes, le problème des bagarres. Et ils n’y vont pas par quatre chemins : les trouble-fête seront exclus des bars présents dans un réseau solidaire « inter-café ».


Gautier a pour objectif de créer un réseau de solidarité entre cafetiers pour sanctionner de façon concrète les bagarreurs.

F.P

Gautier a pour objectif de créer un réseau de solidarité entre cafetiers pour sanctionner de façon concrète les bagarreurs.

Les disco-bars de Mouscron ont connu ces deux dernières semaines des faits d’une rare violence : insultes, bagarres et agressions à coups de bouteille nécessitant des points de suture, ne sont que quelques exemples. C’est déjà pas mal. Et on a atteint des sommets ce week-end avec l’agression de policiers suite à une bagarre dans un établissement à Dottignies. La violence de certains clients agace les patrons de bars mouscronnois. Las de cette situation, ils ont décidé de prendre les choses en main. Leur porte-parole, Gautier Facon, gérant du bar « L’Enjoy » a connu deux bagarres successives dans son établissement. Pour marquer les esprits, il avait décidé de fermer les portes de son établissement pendant deux jours entiers. « Il est temps de créer un comité de cafetiers et un réseau solidaire inter-café pour améliorer la sécurité », affirme Gautier. Son idée est « simpliste », les cafetiers doivent communiquer entre eux et s’associer pour interdire l’accès aux clients réputés difficiles. « Les bagarreurs et fauteurs de troubles sont trop peu sanctionnés ! Si un client est violent dans mon établissement, il peut se présenter dans un autre sans aucun problème. Si nous travaillons en réseau, le fauteur de trouble sera exclu de tous les bars appartenant au réseau. Une excellente façon de faire fuir ces gens qui ne viennent pas s’amuser de Mouscron », explique-t-il. Selon Gautier, pas besoin de gros investissements. Les patrons de cafés utilisent les réseaux sociaux, il suffirait donc de créer un groupe fermé avec une liste noire répertoriant les clients « violents » pour améliorer la situation. Il y a urgence !

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