Publié le Mercredi 3 Juillet 2013 à

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Honnelles: le remblaiement de la piscine de Montignies-Sur-Roc est illégal

C.S.

Lundi soir, le conseil communal de Honnelles a annoncé que les travaux de remblaiement de la piscine de Montignies-Sur-Roc ne pouvaient pas être payés en totalité. En effet, la deuxième phase a été commencée et achevée sans même que le marché ne soit adjugé. La dernière facture de 30.000 euros ne peut toujours pas être payée.


Aujourd’hui, la piscine communale n’existe plus mais la deuxième phase des travaux ne peut pas être payée

Pa.Ti.

Aujourd’hui, la piscine communale n’existe plus mais la deuxième phase des travaux ne peut pas être payée

En octobre 2012, la piscine de Montignies-Sur-Roc était enfin complètement rebouchée. Laissée à l’abandon depuis de nombreuses années, le collège communal avait voté pour le début des travaux l’année précédente. En résumé, la phase 1 consistait à vider l’eau de la piscine, enlever les déchets et s’occuper des plages de carrelages situées tout autour. La phase 2 était le remblaiement à proprement parler avec du schiste.

On croyait donc le dossier clos une bonne fois pour toutes mais non. Le conseil communal de Honnelles de lundi soir a été marqué par une annonce des plus inattendues… «  C’est une situation qui met le collège mal à l’aise. Début octobre, nous avons découvert que les travaux de la piscine étaient finis alors que la dernière phase n’était pas encore adjugée. Aucune entreprise n’avait été choisie. La procédure n’ayant pas été respectée, les travaux ne peuvent pas être payés par le receveur communal  », explique Bernard Paget, bourgmestre de Honnelles.

Selon nos sources, le montant initial de 27.000 euros s’élèverait déjà à 30.000 euros à cause des intérêts.

Pour la commune, il faut trouver un moyen pour régulariser la situation. «  Nous allons prendre un juriste spécialiste des marchés publics pour prendre une décision. Ça prendra encore quelques mois, c’est le moins que l’on puisse dire. Il ne faut pas oublier qu’un indépendant a travaillé et a bien fait ces travaux. Ce n’est pas sa faute, il faut donc le payer  », annonce le bourgmestre. Du côté de la société Rougraff, elle préfère éviter les conflits pour le moment mais si rien ne bouge, elle prendra ses dispositions.

Pour tout comprendre de ce dossier, rendez-vous dans les pages de La Province de ce mercredi 3 juillet.

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