Publié le Mercredi 24 Juillet 2013 à

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Cipollini, Zabel, Pantani, Tafi et Ullrich font partie des dopés des Tours de France 1998 et 1999: gros soupçons autour d'Axel Merckx

Afp

La commission d’enquête du Sénat a rendu publique ses conclusions sur la lutte antidopage. Elle a aussi divulgué des bordereaux permettant d’identifier des coureurs des Tours de France 1998 et 1999 ayant eu recours à l’EPO. Sans surprise, Marco Pantani et Jan Ullrich ont été cités parmi les «dopés avérés». Celui d’Axel Merckx, 10e, est quant à lui cité dans les «cas litigieux».

Le rapport de la commission d’enquête du Sénat français sur la lutte contre le dopage, publié mercredi, laisse apparaître que les deux premiers du Tour de France 1998, l’Italien Marco Pantani et l’Allemand Jan Ullrich, parmi de nombreux autres, ont eu recours au dopage à l’EPO lors de l’épreuve.

Plusieurs sprinters de renom, l’Allemand Erik Zabel, le Néerlandais Jeroen Blijlevens et l’Italien Mario Cipollini font également partie des coureurs dopés à l’EPO, selon les informations contenues dans le rapport.

Les documents remis par le Sénat permettent aussi d’identifier les Italiens Andrea Tafi, Nicola Minali, Fabio Sacchi, le champion du monde espagnol de 1995 Abraham Olano et ses compatriotes Marcos Serrano et Manuel Beltran et l’Allemand Jens Heppner.

Les Français Laurent Jalabert, Jacky Durand, vainqueur de la 8e étape, et Laurent Desbiens, maillot jaune pendant deux jours, figurent aussi parmi les dopés à l’EPO durant l’épreuve.

Le Danois Bo Hamburger et l’Américain Kevin Livingstone font partie des coureurs ayant eu recours à l’EPO en 1998 et 1999, selon les documents fournis par le Sénat.

En revanche, l’Américain Bobby Julich, troisième de l’épreuve en 1998, ne fait pas partie des cyclistes ayant eu recours à ce produit dopant avec certitude, d’après les tests rétroactifs effectués fin 2004. Son nom avait été avancé mardi par le quotidien Le Monde dans une liste de coureurs où figuraient aussi Pantani, Ullrich, Zabel et les trois Français.

Un des échantillons de l’Américain présente des traces d’EPO, selon la première méthode de détection de l’EPO en 2000, visuelle, mais ne présente pas tous les critères permettant de le déclarer positif (s’il s’était agi de contrôles à visée disciplinaire) selon les critères de l’Agence mondiale antidopage (AMA) alors en vigueur.

Bobby Julich est ainsi signalé dans les «cas litigieux», tout comme Axel Merckx, 10e.

Tom Steels, vainqueur de quatre étapes, a de son côté été renseigné comme «non positif».

Il est important de préciser que les coureurs absents de cette liste ne sont pas systématiquement «propres», tous n’ayant pas été soumis à un ou plusieurs contrôles durant la course.

Rappelons aussi que les coureurs dont les résultats se sont avérés positifs ne risquent aucune sanction.

Voici la liste des coureurs contrôlés positifs à l’EPO sur les Tours de France 1998 et 1999, révélés par nos confrères français de 20minutes.fr:

Andrea Tafi, Erik Zabel, Laurent Jalabert, Bo Hamburger, Marco Serrano, Jens Heppner, Jeroen Blijlevens, Nicola Minali, Mario Cipollini, Fabbio Sacchi, Eddy Mazzoleni, Jacky Durand, Abraham Olano, Laurent Desbiens, Marco Pantani, Manuel Beltran, Jan Ullrich, Kevin Livingston.

Il y a aussi plusieurs cas «litigieux», comme Brignoli, Turicchia, Chanteur, Zanini, Calcaterra, O’Grady, Barthe, Moncassin, Julich et Axel Merckx.

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