Publié le Jeudi 25 Juillet 2013 à

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Le fritkot de la gare de Berchem-Sainte-Agathe encerclé par un chantier

Rédaction en ligne

Hennie Nuurs tient la friterie à côté de la gare de Berchem-Sainte-Agathe depuis près de 20 ans. Depuis octobre 2012, le quartier de la gare subit des travaux qui ont un impact sur son commerce, encerclé par les travaux. Les clients ont de plus en plus difficile pour accéder au fritkot. Hennie aimerait utiliser provisoirement l’emplacement avenue du Roi Albert mais la commune ne veut pas. Explications.


A côté de la gare de Berchem-Sainte-Agathe, Hennie n’a presque plus de clients.

Edu Botella

A côté de la gare de Berchem-Sainte-Agathe, Hennie n’a presque plus de clients.

Encerclée par les travaux qui en cours chaussée de Gand à proximité de la gare de Berchem-Sainte-Agathe, Hennie Nuurs n’a presque plus de clients dans sa friterie « Terminus », le célèbre fritkot derrière le Basilix que la dame tient depuis 20 ans. «  En octobre 2012, les travaux ont commencé de l’autre côté du passage à niveau. J’avais déjà perdu 30 % à 40 % de ma clientèle qui vient de Zeelik et Grand-Bigard car ce n’était plus possible de passer. Et ils n’allaient pas faire deux kilomètres et trente minutes de bouchons pour venir jusqu’ici. Depuis le premier juin, les travaux ont commencé de ce côté-ci. Je suis obligée de jeter les frites car il n’y a pas personne. Ce n’est pas pour les 30 euros par jour que je vais m’en sortir  », explique Hennie dont ce n’est pas le seul problème.

«  Début 2014, les travaux se feront là où la friterie est pour le moment. Je vais donc devoir bouger. J’ai été fin juin à la réunion de la commune sur les travaux. J’ai demandé s’il y avait une solution pour la friterie. On me dit de ne pas m’inquiéter car il y a un emplacement de libre avenue du Roi Albert. Quand j’ai rappelé le 10 juillet, on m’a dit que ce n’était pas possible que j’ai cet emplacement. Que si je le voulais, je devais faire une demande mais qu’il était attribué au plus offrant  », poursuit Hennie, 54 ans, dont l’emplacement où elle se trouve appartient à la Stib.

«  La Stib a prévu de construire un bâtiment où j’aurai un emplacement. Mais ce n’est pas pour tout de suite. En attendant, j’ai besoin d’un endroit. Je viens d’acheter un nouveau four que je dois rembourser pendant cinq ans. J’ai une fille à charge. Je n’ai pas de diplôme, il m’est donc difficile de trouver un autre emploi  », désespère Hennie dont la friterie fonctionnait très bien avant les travaux.

«  En ce moment, j’ai une perte de 99 % du chiffre d’affaires. Sans oublier, toute la poussière qui entre dans la friterie  », conclut-elle.

Isabelle Anneet

La réaction du bourgmestre Riguelle à lire dans La Capitale de ce jeudi.

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