Publié le Vendredi 26 Juillet 2013 à

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Un fonctionnaire prête l'argent de la Ville de Charleroi à ses collègues

Rédaction en ligne

Une enquête est ouverte. Plusieurs personnes ont déjà été entendues par le receveur communal de Charleroi. Elles ne nient pas les faits. Un trou de quelque 5.000 euros vient d’être mis à jour dans la caisse du service population de la Maison Communale annexe de Marcinelle. Le responsable se servait dans le coffre pour redistribuer l’argent à ses collègues, semble-t-il dans le besoin. Certains concernés ont déjà remboursé, d’autres ont promis de le faire. Des sanctions pourraient suivre.

Depuis quand l’argent de la Ville de Charleroi était-il distribué?

Montage Sudpresse (N.Manzo)

Depuis quand l’argent de la Ville de Charleroi était-il distribué?

Le pot aux roses a été découvert il y a 15 jours à peine. « L’enquête interne n’en est qu’à ses débuts », précise Guy Charlier, secrétaire communal adjoint. « Les protagonistes ont reconnu le système mis en place. C’est une méthode de travail inadmissible. Plus encore dans la fonction publique. Nous avons réagi immédiatement ». Mais l’auteur était-il le seul à savoir que les billets venaient de la caisse communale ou les employés à qui il « prêtait » le savaient-ils aussi ? Se servait-il également ? Nous n’obtiendrons pas de réponses

Plusieurs agents communaux ont bénéficié des largesses de ce responsable. À ce stade du dossier, seulement deux ou trois, nous dit-on.

Des membres de la direction étaient-ils au courant, cautionnaient-ils de tels agissements ? La suite des investigations nous l’apprendra. Une chose est sûre, ce responsable donc de la cellule Guichet unique à la division Accueil du citoyen, ayant pour grade celui de chef de service administratif, a été écarté. Une procédure de suspension préventive par mesure d’ordre a été demandée en extrême urgence par les membres du Collège de ce mardi.

Les sommes accordées pouvaient être minimes comme importantes. Un employé a reçu 1.500 euros issus de ladite caisse, un autre apparemment beaucoup plus encore. La règle était claire à la base : il s’agissait bien d’une sorte de prêt. Tout le monde était tenu de rembourser.

Dans quel délai, peu importe apparemment. Une dette qui remonterait à 2010 vient seulement d’être totalement effacée suite aux révélations.

Le « prêteur » a de son côté promis d’apporter le reste rapidement, soit un peu moins de 5.000 euros.

Retrouvez l’ensemble de cet article dans La Nouvelle Gazette de ce 26 juillet.

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