Publié le Jeudi 15 Août 2013 à

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Mouscron: la tombe de sa fille saccagée au cimetière du centre

j.k.

Tristesse, colère, impuissance, Martine Mahieu en a assez de voir la tombe de sa fille, décédée dans un accident de moto en juillet 2012, être la cible de vandales. Plusieurs angelots ont ainsi été brisés ces derniers temps sur cette tombe qui se trouve au cimetière du centre. Des fleurs ont également été volées sur d’autres tombes.


Martine Mahieu aimerait qu’on mette la main sur ceux qui s’amusent à profaner la tombe de sa fille.

j.k.

Martine Mahieu aimerait qu’on mette la main sur ceux qui s’amusent à profaner la tombe de sa fille.

Le visage de Martine Mahieu transpire la douleur. Celle d’avoir perdu son enfant, sa fille Nancy décédée dans un accident de moto l’an dernier. Un drame pour cette dame qui avait une relation fusionnelle avec celle qui l’a quittée bien trop tôt. Ce lien, Martine continue de le faire perdurer avec ses moyens. «  Je viens en moyenne cinq fois par jour au cimetière pour lui parler  », explique-t-elle. «  Je fais en sorte que sa sépulture soit toujours impeccable et je lui fais de temps en temps des petits cadeaux lors de certaines occasions. » Il n’y a pas un jour qui passe sans que Martine ne pense à sa fille. «  Elle n’a pas encore vraiment fait son deuil. Elles étaient tout le temps ensemble. Cette tombe, c’est tout ce qu’il lui reste de sa fille  », souligne Lionel Place, le compagnon de Martine. Seulement voilà, depuis quelque temps, la douleur a laissé place à la colère. Depuis que des vandales s’amusent à venir saccager la tombe de Nancy. Des faits qui se sont reproduits ce lundi et qui ont eu le don d’exaspérer le couple qui en a assez de devoir ramasser les morceaux. « On était venu vers 17h lundi et tout était en ordre, puis ma fille est venue plus tard et elle a vu qu’un angelot avait été détruit. C’est déjà la cinquième fois que ça arrive, ça s’était calmé pourtant… Les angelots en porcelaine qui décorent la tombe de ma fille sont cassés en plusieurs morceaux. Cela ne peut être le vent où un animal car ces petits anges sont fixés sur la tombe à l’aide d’une colle forte  », explique Martine Mahieu. «  Je ne comprends pas comment on peut s’amuser à faire cela dans un endroit où les gens viennent se recueillir. Si jamais je parviens à mettre la main sur ces voyous, ils risquent de passer un sale quart d’heure. Ma fille veut la paix et moi aussi.  »

Des actes ponctuels

Face à ces actes de vandalisme, il n’y malheureusement pas de formule miracle surtout que ces faits restent, du côté de Mouscron, assez rares. «  On a effectivement eu échos de ce qui s’est produit sur la tombe de la fille de ces personnes  », explique le commissaire Dominique Debrauwere. «  Ce sont des choses qui arrivent mais ce n’est pas non plus une épidémie. Ces actes de vandalisme pur restent assez ponctuels.  » Il y a également eu des vols de fleurs dans ce cimetière et comme souvent, les victimes aimeraient que l’endroit soit mieux surveillé. Compréhensible, mais pas toujours faisable. «  Un cimetière est un endroit qui doit normalement être fréquenté par des gens qui viennent s’y recueillir. Certaines personnes, qui ont visiblement un manque d’éducation, y viennent pour squatter et/ou détériorer les tombes.  » Des actes gratuits qui font mal, très mal aux victimes. «  On peut les comprendre et on ne peut être que compatissant à leur égard. Quand on vient sur la tombe d’un proche et qu’on voit que celle-ci a été saccagée, il y a de quoi être en colère  », souligne-t-il. »

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