Publié le Vendredi 6 Septembre 2013 à

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Le policier joue les voyants sur internet: «J'ai découvert mon don voici longtemps déjà...»

Arnaud Bisschop

Bernard, policier à Chênée, est persuadé qu’il possède un don de voyance. Il peut prédire les périls à venir mais n’a pas prévu de demander une autorisation, pourtant obligatoire, pour exercer son activité complémentaire. Une dérogation qui lui aurait été refusée.


Ce policier de Chênée arrondit ses fins de mois en prédisant l’avenir sur internet...

Montage SP

Ce policier de Chênée arrondit ses fins de mois en prédisant l’avenir sur internet...

Avec dans ses rangs un inspecteur principal extralucide, il est étonnant de constater que le taux d’élucidation du commissariat de quartier de Chênée ne tutoie pas les 100%.

Bernard Liepin est policier à Liège. Pour arrondir ses fins de mois, ce quinquagénaire – que plusieurs collègues trouvent «un peu bizarre» – a décidé de procéder à des consultations de voyance par téléphone. Des prestations tarifées à 1,99 euro la minute. Il s’est donc inscrit sur www.oranum.com où il possède sa propre page d’accueil. Une démarche qui fait quelque peu grimacer à la police de Liège. Précisons-le, Bernard Liepin ne fait pas état publiquement de sa fonction de policier lorsqu’il visualise l’avenir.

« J’ai découvert mon don de voyance il y a longtemps déjà et le plus souvent, à l’occasion de périls à venir. J’en fus longtemps troublé puis, initié par une grande dame en ce domaine, j’ai appris à canaliser et exploiter mes facultés. J’ai appris à maîtriser différents tarots qui me servent de supports sur lesquels des ressentis au plus profond de moi-même viennent se greffer. Je peux également ressentir, avec précision, une personne sur base d’une photo. L’expérience personnelle m’a appris que mes prédictions se réalisent le plus souvent sur le court terme. Ma spécialité est le relationnel, l’humain, les rapports entre personnes », dit-il sur sa page d’accueil.

La police explique que les risques de poursuites judiciaires sont faibles mais il s’agit quand même de vérifier que le voyant n’a pas consulté la base de données de la police pour obtenir des informations sur ses clients et ainsi leur en mettre plein la vue. Au pareil cas, c’est au pénal qu’il devra répondre de ses actes.

Une information à lire dans La Meuse Liège de ce vendredi 6 septembre.

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