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Louis Smal, président de la Famille des Rouches: "Si le Standard ne se qualifie pas pour la Ligue des Champions, il sera au bord de la faillite"

Didier Schyns |

Publié le Mercredi 11 Septembre 2013 à


Louis Smal lors de la manifestation des supporters du Standard le 27 juin 2013.

Photo News/Sébastien Smets

Louis Smal lors de la manifestation des supporters du Standard le 27 juin 2013.

Depuis deux mois et demi, le président de la Famille des Rouches (16.000 abonnés et 64 clubs de supporters officiels du Standard) Louis Smal est resté très discret. Le porte-parole des supporters du club liégeois a préféré calmer le jeu concernant la revente du club par Roland Duchâtelet, assurant jouer un rôle de modérateur entre la direction et le public. Mais il n’en reste pas moins vif sur le cas Duchâtelet...

Louis Smal est finalement rapparu ce mardi, sur invitation du Rotary de Liège Nord-Est présidé par Georges Campioli. Le président de la Famille des Rouches avait enfilé sa tenue de conférencier au Palais des Congrès de Liège mais restait discret... Finalement, il a accepté de parler de la situation du Standard après deux mois de stand by : « C’était prévu... »

« Le Standard est en tête et je suis le plus heureux du monde  », dit-il. « Je voudrais tant qu’on finisse avec 30 points d’avance… » Le président de la Famille des Rouches regrette ce qu’il appelle «  les raccourcis faciles  » qui ont été faits. «  Moi, j’ai la conscience tranquille. On a pensé que j’étais derrière Lucien D’Onofrio. C’est faux. C’est de l’ordre du fantasme. Cela n’intéresse pas Lucien de reprendre le Standard, il est passé à autre chose… »

« Si le Standard ne va pas en Ligue des Champions, il sera au bord de la faillite »

Louis Smal refuse, par ailleurs, que le discours qu’il tient aujourd’hui a assimilé à une spectaculaire volte-face. « J’assume. Même si Duchâtelet est le patron, je ne partage pas sa politique. Là où Anderlecht a réduit de 30 % sa masse salariale, celle du Standard a explosé, alors que Duchâtelet avait affirmé, le 21 mai lors d’une Assemblée générale de la FDR, qu’il devrait la diminuer. Jadis, Witsel touchait à Sclessin 650.000 euros par an. Aujourd’hui, six ou sept joueurs sont à 1,2 million par an, alors que la perte d’exploitation, au 30 juin dernier, était de l’ordre de 10 millions. Avec des traitements pareils, personne ne voudra reprendre le club. Pire, si le Standard ne se qualifie pas pour la Ligue des Champions, il sera au bord de la faillite. Ce club ne peut pas devenir un Beerschot bis… C’est ma crainte. On jugera sur pièces…  »

> Retrouvez l’entretien complet avec Louis Smal dans nos éditions papiers et numériques de ce mercredi 11 septembre.