Publié le Mardi 15 Octobre 2013 à

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Hautrage: une «chasse sans merci» aux sangliers est décrétée

G.M.

Réunion de travail fructueuse, lundi, à la maison Villageoise à Hautrage. Une douzaine d’agriculteurs en colère et autant de chasseurs y ont rencontré Carlo Di Antonio, ministre wallon de la chasse. Objectif : éradiquer le sanglier qui prolifère dans nos contrées, au nord du sillon Sambre et Meuse.


Les petits sont mignons... mais que de dégâts
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Les petits sont mignons... mais que de dégâts !

Les sangliers envahissent le Hainaut. Ce lundi, ont été cités comme nouveaux lieux de vie, le bois de Beloeil, le bois d’Havré, la frontière française à Quévy. Il faut réagir.

« On est arrivé à un consensus, dit Carlo Di Antonio. Chasseurs, agriculteurs, division Nature et Forêt et mes services, sont d’accord qu’il faut mener une chasse sans merci à ces animaux qui effectuent de gros ravages dans les cultures, maïs mais pas seulement. Lorsqu’ils côtoient des populations d’oiseaux, de grenouilles qui vivent et nichent au sol, ils détruisent les nids, tuent des poules faisannes ou perdrix, ils dérangent des populations d’oiseaux en reproduction quand ils ne les tuent pas.  »

«  Reste à s’armer correctement pour chasser efficacement et légalement. Le tout était de trouver un coordinateur parmi les chasseurs de plusieurs organisations de chasse, qui doivent s’unir pour, ensemble, en priorité, éradiquer (autant que faire se peut) la population. »

L’arme ? La législation, par arrêtés (la chasse étant régionalisée), en utilisant le motif d’utilité publique. Objectif : favoriser les battues, dès la mi-novembre si possible (on passerait de deux par an depuis 2009, à quatre par an à la réserve Natagora du Grand Rieu à Hautrage). On pratiquera également l’affût avec appâtage (jusque minuit le soir, et dès une heure avant le lever du soleil).

C’est Philippe Decrouez qui sera le coordinateur de cette chasse. Président du comité cynégétique de Mons et Hauts-Pays, il sera l’interlocuteur du ministre et de ses services, de la DNF, de son collègue président du comité cynégétique Val de Verne Patrick Roussille, et le porte-parole des chasseurs de plusieurs sociétés qui s’uniront dans l’objectif de tenter d’éradiquer le sanglier dans les 67,46 hectares de la réserve du Grand Rieu. « Un lieu où il est en principe, interdit de chasser. Je consacrerai à ces réunions le peu de jours où je ne suis pas occupé à chasser. »

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