Publié le Jeudi 31 Octobre 2013 à

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Dottignies: les riverains contre l'implantation d'un centre de déchets

J.A. et Y.C.

L’enquête publique débute à peine que le permis d’urbanisme pour l’installation d’un centre de traitement de déchets inertes rue du Valemprez fait déjà l’unanimité contre lui. Le projet prévoit l’implantation d’un centre de regroupement, tri et prétraitement (concassage, criblage) de déchets inertes.


Pour les riverains, le concassage, c’est clairement «
non
».

J.A.

Pour les riverains, le concassage, c’est clairement « non ».

Déchets inertes ? «  On ne sait pas vraiment de quoi il va s’agir  », explique Frédéric Arena, un des riverains de la rue du Valemprez. «  Ces déchets ne seront-ils pas des déchets polluants  ? », s’interroge Wesley Vanhoutte, un de ses voisins, qui craint de voir débarquer des cargaisons de produits type «  amiante…  » Une autre riveraine croit qu’il va s’agir, entre autres, de déchets métalliques. Bref, c’est flou. Et c’est surtout ce manque de certitudes qui inquiète les habitants de cette rue tranquille de Dottignies. Et le peu qu’ils savent du projet de la société Bisschop n’est pas pour les rassurer… «  Il devrait y avoir 20 camions par jour, selon la moyenne donnée par l’entrepreneur, avec un niveau sonore de 99 à 114 décibels  », explique Frédéric Arena. Un charroi important, avec «  un camion qui passe toutes les demi-heures, de 8h du matin à 17h. » «  Avant, avec la Redoute, les camions qui passaient étaient plus petits  », raconte Wesley Vanhoutte, «  et cela abîmait déjà la rue, notre maison tremblait…  » De fait, l’état de la voirie n’est pas optimal, ce qui laisse craindre pour la suite si les camions du centre de traitement de déchets venaient à passer par là : les riverains craignent de devoir régler la note en cas de dégradations. «  Il y a beaucoup de camions qui passent dans la rue, et, croyez-moi, on les sent passer  », râle Frédéric. «  Cela va amener de la poussière, du bruit, et un enfant pourrait être happé  ». Quand ils ont acheté leur maison, dans un coin vert, calme, ce n’est pas vraiment ce à quoi s’attendaient Frédéric et sa famille. «  Le quartier s’est développé, mais c’est encore raisonnable. Là, cela va être autre chose !  » Sur ce point, les riverains rencontrés sont unanimes. Une pétition circule d’ailleurs, qu’ils devraient remettre d’ici le 13 novembre.

Une étude pour le bruit ?

Du côté du service Urbanisme, l’échevine Brigitte Aubert se veut rassurante concernant le bruit que fera l’entreprise. «  Le concassage se fera sur une période de 15 jours chaque année. Le reste du temps, ce sera du stockage et un dépôt. Par contre, évidemment, l’entrepreneur ne pourra pas faire n’importe quoi. Une étude devra être faite concernant le bruit  », souligne Brigitte Aubert. Par contre, comme l’ont souligné les riverains, le charroi sera un problème majeur. «  Ce sera une grosse difficulté. Il faudra bien réfléchir à ça  », certifie l’échevine de l’Urbanisme. «  Pas mal de monde se trouve dans ce périmètre. Il faudra aussi penser aux enfants. » Une possible solution fait déjà son chemin dans la tête de l’échevine. «  Il faudra voir si un passage par l’arrière est possible. »

L’enquête publique démarre ce jeudi 31 octobre, et sera clôturée le 14 novembre prochain. Le dossier peut être consulté à l’administration communale, rue du Plavitout.

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