Publié le Lundi 4 Novembre 2013 à

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Les présidents de CPAS prêts à gagner moins?

D. Fct

Les présidents de CPAS de Wallonie picarde sont-ils prêts à réduire leur salaire de 20 % comme l’a fait leur collègue de Namur, l’Écolo Philippe Defeyt ? Tous sont d’accord sur le principe, par solidarité, mais ils ajoutent un « mais »  : le salaire du président de CPAS de Namur n’est pas tout à fait le même que le leur, qui varie selon la taille démographique de la commune. Puis, rappellent-ils, ils ont pour la plupart déjà consenti à des efforts financiers.


Philippe Defeyt, le président écolo du CPAS de Namur, dit vouloir lancer «
un signal fort
» sans pour autant inviter ses collègues à en faire autant.

B.

Philippe Defeyt, le président écolo du CPAS de Namur, dit vouloir lancer « un signal fort » sans pour autant inviter ses collègues à en faire autant.

Á nos confrères de « l’Avenir », Philippe Defeyt a annoncé que de sa propre initiative, il diminuait son salaire de président de CPAS de 20 %. Ses émoluments s’élevaient à 7.500 euros bruts, ce qui correspond à la moitié en net, de laquelle il faut retirer les 400 euros reversés au parti Écolo. Il peut se le permettre, a-t-il précisé lui-même, parce qu’il n’a plus d’enfants à charge et que sa maison est déjà payée. Le président du conseil de l’aide sociale veut par là montrer l’exemple alors que la plupart des CPAS traversent des difficultés budgétaires.

Et nos présidents de CPAS sont-ils prêts à en faire autant ? Les six que nous avons interrogés (voir ci-dessous) saluent unaninement le geste de Philippe Defeyt (si pour autant, il n’y a pas une arrière-pensée électorale, nuance la présidente du CPAS de Tournai), mais ils le replacent dans son contexte  : par sa taille (plus de 80.000 habitants), Namur place son président de CPAS parmi les barèmes les plus élevés. C’est donc plus facile de faire un effort, par rapport à une commune comme Estaimpuis où le président gagne 1.700 euros net, surtout si on a d’autres mandats à côté. « Un cas n’est pas l’autre », fait remarquer le président du CPAS de Comines.

Ce fut aussi l’occasion pour plusieurs présidents de rappeler les efforts qui ont déjà été consentis pour réduire les dépenses comme la diminution des jetons de présence à Péruwelz ou les 10 % reversés au CPAS, sur base volontaire, à Ath. Une surprise à souligner : tous ont parlé de leur salaire sans réserve ou fausse pudeur.

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