Publié le Vendredi 8 Novembre 2013 à

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Football D3B - Antonio Gava attend de l'URLC qu'elle prenne position face à ses diffcultés financières

Rédaction en ligne

La Louvière Centre – Charleroi-Fleurus, une affiche qui sur le papier a de la gueule. Pour donner du lustre à ce qui constitue le seul derby hennuyer cette saison, prévu samedi prochain, la Ville et le club s’associent en offrant la gratuité aux jeunes affiliés à un club de l’entité. En présentant son opération, l’échevin Antonio Gava en a profité pour lancer des pistes par rapport à la situation économique catastrophique de l’URLC. Pour lui, l’avenir passe par une reprise ou un assainissement en profondeur


Gava
: «
On vend ou on assainit
»

Bertrand Lefebvre

Gava : « On vend ou on assainit »

Quel futur pour La Louvière Centre ? Le débat est lancé. Aujourd’hui, malgré les efforts de ses fins limiers commerciaux, malgré les coupes sombres faites dans le budget, malgré des résultats sportifs plus qu’honorables, l’électrocardiogramme des finances louviéroises reste désespérément plat. Plusieurs solutions sont à l’étude pour relancer le cœur du malade, dont celle avancée dans nos éditions de mercredi, consistant en une diminution drastique de la masse salariale par la vente de l’un ou l’autre fleuron de l’équipe.

Antonio Gava a également réfléchi à la question. Outrepassant le devoir de réserve lié à sa fonction publique, celui qui se définit avant tout comme un supporter de la meute estime qu’il est grand temps de bouger sous peine d’aller droit dans le mur.« Moi je vois deux solutions : soit le club est repris par un ou plusieurs investisseurs régionaux ou venant de l’étranger, soit il fait l’objet d’un assainissement en profondeur. » L’échevin louviérois des sports explique son propos. « La piste régionale, je n’y crois pas trop. Pourquoi les gens en question ne se seraient pas manifestés plus tôt, ça se saurait… Je pencherais plutôt pour une reprise par un promoteur étranger. Maintenant si la direction actuelle souhaite ne rien changer à la structure de son conseil d’administration, elle devra accepter de repartir sur des bases beaucoup plus saines, quitte à mettre ses ambitions en veilleuse dans un premier temps. Le club déciderait de reconstruire en misant sur des jeunes de la région, avant de viser plus haut dans un délai que j’évaluerais à trois ans. Je pense qu’on ne coupera pas à l’un ou l’autre choix… »

Emmanuel Demolder

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