Publié le Mardi 12 Novembre 2013 à

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Mons: SDF, Jean-Pierre a tout perdu depuis son grave accident de la route et vit désormais dans un garage

Rédaction en ligne

Sans domicile fixe depuis un an, Jean-Pierre résume son existence dans un garage de 15m² depuis 4 mois. En octobre 2011, il subit un grave accident de voiture qui détruit sa vie. Son entreprise fait faillite.

E. G.

Hospitalisations, dépressions, douleurs permanentes, il traverse un long tunnel noir. Pas encore remboursé par son assurance, il est financièrement pris à la gorge et n’obtient pas de logement social. Aujourd’hui, c’est noyé dans des pensées noires qu’il demande de l’aide.

« J’avais tout dans la vie, c’était le paradis. J’avais ma femme et je vivais avec mes deux passions : j’avais une entreprise dans le bâtiment et j’allais sur mes chantiers à moto. J’avais tout et aujourd’hui, on m’a tout pris… En une fraction de seconde j’ai tout perdu… Il ne me reste rien… »

Vivre dans 15m², une bassine d’eau pour se laver, un lit sans couverture et des meubles entassés un peu partout, c’est le quotidien de Jean-Pierre.

Depuis quatre mois, il vit dans un garage où la pluie et le froid hivernal percent ses quatre murs. « Je veux me battre pour Jarod, mon fils de 12 ans. Mais rien ne bouge et je me demande combien de temps je vais tenir ».

Le 10 octobre 2011, tout bascule pour Jean-Pierre. « J’étais dans la rue, avec mon frère et puis d’un coup, je me suis fait choper par une bagnole. Je me suis retrouvé écrasé entre deux voitures ». S’il n’a pas de fracture, le cartilage de ses genoux, de ses chevilles et d’un coude explose. C’est le début de la fin pour cet indépendant à la tête d’une entreprise dans le bâtiment. Déclaré invalide par le médecin de sa mutuelle, son entreprise est mise en cessation d’activité, puis en faillite.

Deux ans plus tard, le dossier de Jean-Pierre est toujours en suspens. Et c’est toujours la galère. La justice vient de finir l’enquête, bloquant jusque-là le dossier et les remboursements de frais d’hôpitaux.

> Découvrez notre dossier complet dans notre édition de ce mardi, avec les réactions de son avocat, du CPAS et de la société de logements Toit et Moi.

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