Publié le Vendredi 15 Novembre 2013 à

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Basket: «La passion est la clé», estime Jacques Platieau, le président des Castors Braine

par David Dupont et Christophe Kugener journalistes

Sous l’impulsion de son président, Jacques Platieau, les Castors de Braine sont au sommet de la D.1 Dames. Une histoire d’amour née du hasard mais dont le fruit est une passion dévorante. Reste que l’architecte du projet, qui est aussi et surtout un homme d’affaires averti, gère son club comme une entreprise. Il dit d’ailleurs, avec le sourire, que pour « gérer rigoureusement un club, il faut avoir la froideur d’une exécution. » Rencontre enrichissante.


Avant d’être un président heureux, Jacques Platieau est avant tout un homme d’affaires averti.

david dupont

Avant d’être un président heureux, Jacques Platieau est avant tout un homme d’affaires averti.

Monsieur Platieau, avant de se rendre à Namur pour le choc francophone de ce dimanche, les Castors de Braine sont à 7/7 en championnat, l’équipe est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe de Belgique et les joueuses sélectionnées dans le team Wallonia Basket ont bien débuté sur la scène européenne. De quoi revoir les objectifs brainois à la hausse ?

«  En sport, la plus grande des qualités est de savoir rester humble en toutes circonstances. Tout roule en notre faveur actuellement mais il y a un tas de paramètres qu’on ne maîtrise pas, comme la fatigue ou les blessures. On est conscient dans le comité qu’il y aura sûrement des moments plus difficiles à vivre. En championnat, Namur nous présente comme son rival essentiel pour le titre. C’est gratifiant ! On vise le Top 3 et la Coupe de Belgique. On doit se rendre à Sprimont en quarts de finale et si on passe, Sint-Katelijne-Waver se dressera devant nous. Il faudra gagner ces matchs. La perspective de disputer une finale de Coupe de Belgique à Bruxelles au Palais 12 est alléchante… En ce qui concerne l’Eurocup, on a eu ce qu’on a voulu ! On ira à Tarbes en train, on vient de se rendre en avion en Hongrie et on utilisera le même transport avec le bus pour aller en Slovaquie.  »

Comment s’est opérée cette conjonction d’intérêts entre Monceau, Sprimont et Braine pour présenter une équipe commune en EuroCup ?

«  On voulait se lancer en Coupe d’Europe. Le projet des Young Cats, qui recevait un subside du C.O.I.B., avait été abandonné. Nous étions à une réunion à l’A.W.B.B. avec d’autres clubs quand le président, Jean-Pierre Delchef, a lancé l’idée de faire jouer trois clubs en front commun. Les trois entités ont tout de suite dit oui. L’A.W.B.B. a fait le maximum pour nous soutenir (NDLR : notamment en déposant la garantie auprès de la FIBA). L’engagement vaut pour cette saison, mais Braine est tenté pour jouer avec sa propre équipe l’an prochain parce que je pense que nous serons prêts.  »

Wallonia Basket joue ses matchs à Huy. Est-ce que l’opération rencontre un succès populaire ?

«  On a eu 350 personnes lors du match face à Ruzomberok la semaine dernière. Ce n’était pas une très grande affiche mais il s’agissait d’un gros club. Des supporters des trois équipes ont fait le déplacement tandis que Namur jouait au même moment contre Villeneuve-d’Ascq. Cette Coupe d’Europe, c’était un pari et je peux vous dire qu’on apprend très vite. On a par exemple écopé d’une amende de 500 euros de la FIBA car le commissaire a remarqué qu’une joueuse n’avait pas la même couleur de chaussettes que les autres.  »

Retrouvez la suite de cet article dans l’édition La Capitale de ce vendredi 15 novembre 2013.

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