Publié le Dimanche 17 Novembre 2013 à

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Liège: des sanctions lourdes pour les auteurs de fausses alertes à la bombe

A. Bisschop

Sale temps pour les poseurs de bombes fictives. Si la justice liégeoise ne badine pas avec les mauvais plaisants qui commettent des alertes à la bombe aux quatre coins de Liège, la SNCB non plus puisqu’elle réclame des factures de plusieurs dizaines de milliers d’euros aux humoristes ratés. La gare des Guillemins, le palais de justice, la place Saint-Lambert et les galeries commerciales sont les cibles préférées.

Une alerte à la gare des Guillemins, en février 2013.

LEM

Une alerte à la gare des Guillemins, en février 2013.

Ces derniers mois, les condamnations pénales sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus lourdes, avec des peines pouvant atteindre un an de prison ferme, pour celles et ceux qui jouent ainsi avec la sécurité des citoyens.

Au civil, les alertes à la bombe ou autre colis suspect peuvent coûter très cher. Un exemple ? Frédéric, un Liégeois marginalisé de 35 ans, avait été condamné, en juillet 2013, à onze mois de prison ferme pour avoir commis une alerte à la bombe, en août 2011, au palais de justice de Liège. Au civil, il est également condamné à indemniser les différentes parties civiles à hauteur de 6.000 euros.

Mardi dernier, un nouvel exemple de la bêtise humaine a frappé, de plein fouet, la gare des Guillemins. Peu avant 19 heures, un plaisantin avait téléphoné pour signaler que des explosifs étaient en place dans l’écrin signé Calatrava. Toutes les mesures de précaution avaient été prises. Plusieurs centaines de personnes avaient dû quitter, précipitamment, la gare. Il y avait, bien entendu, les voyageurs qui attendaient leur train mais aussi toutes celles et ceux qui étaient installés à bord d’un train en partance. À tous ces voyageurs, il fallait encore ajouter le personnel et les clients des commerces installés dans la salle de pas perdus ainsi que les personnes qui soupaient au « Grand Café de la gare ». Après 1 h 30 de fouilles minutieuses, pompiers policiers, démineurs et chien renifleur décrétaient qu’aucun explosif n’était dissimulé dans la gare. Tout le monde pouvait regagner son quai.

Désormais, il n’y a donc plus seulement les peines de prison pour les auteurs de fausses alertes à la bombe, il y a aussi des amendes très salées, de plusieurs milliers d’euros, pour compenser les problèmes causés à la société.

Retrouvez toutes nos informations dans notre dossier qui paraît ce lundi dans La Meuse.

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